CPE SUITE 1
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Mobilisations des socialistes au Sénat et des jeunes dans la rue Opposition multiforme au CPE Le Sénat se saisit jeudi 23 février du projet de loi pour l'égalité des chances instaurant le Contrat Première Embauche (CPE) qui a été adopté sans vote à l'Assemblée une semaine auparavant. Privée de vote à l'Assemblée par le recours à l'article 49.3, la gauche entend bien lutter jusqu'au bout contre ce projet de loi. Socialistes et communistes ont déposé deux motions de procédure qui seront débattues jeudi avant l'examen des articles. Pour Jean-Pierre Bel, président du groupe PS au Sénat, «c’est à nous maintenant de faire entendre notre désaccord. Nous avons d’ailleurs organisé une coordination à cette occasion avec nos collègues communistes pour faire front commun. » Même unité chez les mouvements de jeunesse, qui, forts de la grève votée dans plusieurs universités en France, préparent pour ce même jour quelques actions ponctuelles. Bruno Julliard, président de l’Unef, avoue fonder surtout « beaucoup d’espoir sur la réussite du 7 mars et sur les effets déclencheurs que cela aura dans bon nombre de lycées et universités. Il ne faut pas faire nôtre le calendrier du gouvernement. Ce n’est pas parce que le gouvernement a accéléré la procédure d’adoption sur la loi du CPE, ce n’est pas parce que la loi sera votée, que l’on ne pourra pas obtenir le retrait. Les opposants au Smic jeune qui s’étaient énormément mobilisés en 1994 avaient obtenu son retrait bien après son adoption à l’assemblée. Le CPE prend un chemin assez analogue." |
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