EUROPE QUEL AVENIR

On fêtait, mardi 9 mai, la Journée de l’Europe, qui célèbre depuis plus de vingt ans la déclaration Schuman du 9 mai 1950, instigatrice de la construction européenne. Depuis les « non » français et néerlandais au traité constitutionnel européen, on la dit dans l'impasse. L'occasion pour les socialistes français et européens d'exprimer ce qu'ils envisagent pour l’avenir de l’Europe, ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils redoutent.
Pour Pierre Moscovici, secrétaire national du PS à l’international, «l’Europe doit être capable de répondre aux inquiétudes qu’elle soulève chez les citoyens ». L’Europe doit, en effet, s’instituer comme un grand dessein commun en répondant aux attentes sociales et économiques des 470 millions d’habitants qui la composent. La solution se trouve, pour Martine Roure, coordinatrice PSE de la commission des libertés civiles au Parlement européen, dans un « nouveau contrat social ».
L’Europe doit donc faire l’effort de rassembler. Les nouveaux adhérents socialistes insistent particulièrement, eux, sur la nécessité de porter l’Europe vers le haut, en sauvegardant les acquis sociaux des pays les plus avancés et, en délimitant concrètement les frontières de l’Europe pour faire de cette Union une force.