MAUVAIS COUPS
MAUVAIS COUP DE L'ÉTÉ
C'est peu mais çà aura beaucoup de conséquences à partir de 2008, à chaque fois que vous achèterez une boîte de médicaments, vous aurez une franchise d’un demi-euro à payer. Pour tout acte paramédical, une franchise de 0,5 euro encore, et celle-ci monte à 2 euros pour chaque recours à un transport sanitaire pour«permettre de financer la lutte contre le cancer et contre la maladie d’Alzheimer, ainsi que les soins palliatifs» dixit Sarko. Lorsqu’il avait annoncé sa volonté d’instaurer les franchises, de nombreuses voix s’étaient élevées, s’inquiétant des conséquences, en particulier pour l’accès aux soins des personnes les moins favorisées. «On nous dit qu’il y aura des mesures d’accompagnement pour les plus pauvres, mais le problème ne concerne pas seulement les plus pauvres, mais ceux qui sont juste au-dessus des seuils, Ce sont ces fameux 7 % des Français qui ne sont pas à la CMU, mais qui ne sont pas assez aisés pour avoir des mutuelles. Ces gens-là, avec les franchises, vont retarder leur entrée dans le système de soins. Ils vont devoir attendre avant d’aller se faire soigner. Et ce sera catastrophique car ils se feront soigner quand ils seront encore plus malades.»
Gérard Bapt, député PS de Haute-Garonne, s’est insurgé contre les franchises médicales qui «contrastent avec les milliards d’euros de cadeaux fiscaux qui viennent d’être faits aux plus grosses fortunes dans le paquet fiscal». Le rapporteur spécial du budget de la Santé, ajoutant: « Présentées comme destinées à financer le développement des soins palliatifs et la prise en charge de la maladie d’Alzheimer, elles étaient en fait prévisibles au regard du déficit aggravé de la Sécu. Mais ces mesures pourront rapporter à peine plus d’un milliard d’euros en année pleine. Elles ne constituent en rien l’amorce des réformes structurelles qu’appelle l’échec de la réforme de la Sécurité sociale votée en 2004.»
Seuls les patients vont devoir mettre la main à la poche : «Pendant l’été, comme une mauvaise habitude, les projets gouvernementaux se finalisent sans les principaux intéressés.. Mais, quoi qu’on en dise, il s’est agi de mettre à contribution les malades, et eux seuls.»
Publicité