SANS PAPIERS

Publié le par CB

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 Ce que nous promet SARKO

Une directrice d'école passe plusieurs heures en garde à vue

NOUVELOBS.COM | 23.03.2007 | 17:14

 

Elle est accusée d'"outrage", après des incidents survenus mardi devant son établissement de Belleville, à Paris, entre des parents d'élèves et des policiers venus interpeller des sans-papiers. Le parquet a ordonné sa remise en liberté.

 

La directrice de l'école maternelle du XIXe arrondissement de Paris, placée en garde à vue vendredi matin 23 mars après des incidents mardi devant son école lors de l'interpellation d'un sans-papiers, a été remise en liberté, a-t-on appris de source syndicale et auprès de manifestants sur place.

Elle avait été placée en garde à vue pour "outrage", à la suite des incidents qui ont opposé mardi devant son établissement des parents d'élèves aux policiers venus interpeller des parents sans-papiers, a-t-on appris de source judiciaire. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue dans cette enquête, précisait-on.

Cette interpellation a provoqué un véritable tollé parmi les syndicats, ainsi qu'à gauche. Le Réseau éducation sans frontières (RESF) a appelé à un rassemblement vendredi en début d'après-midi devant le commissariat où la directrice de l'école maternelle, située rue Rampal dans le XIXe arrondissement de Paris, est retenue.

"Le Parti socialiste demande solennellement à ce que toute la lumière soit faite sur l'arrestation de la directrice d'une école maternelle devant laquelle des affrontements entre parents d'élèves et forces de l'ordre ont eu lieu mardi, et exige que cette enseignante soit remise en liberté", a déclaré de son côté le porte-parole du PS Julien Dray dans un communiqué.

 
Aschieri "scandalisé"
 

"Le candidat dit qu'il a changé, parle d'amour et demande à ses porte-parole de donner de lui une image adoucie, mais la réalité de la politique qui est, et serait la sienne s'il était élu, toujours aussi violente. Nicolas Sarkozy ne peut plus tenir ce double langage, en laissant croire qu'il faut protéger les enfants tout en traquant leurs parents", ajoute M. Dray.

"Je suis scandalisé qu'on s'en prenne à une enseignante qui n'a fait que procéder à la protection des enfants. J'en appelle au ministre de l'Intérieur pour qu'il fasse cesser cette scandaleuse garde à vue et au ministre de l'Education pour qu'il joue son rôle de protection des personnels", a déclaré de son côté à l'Associated Press Gérard Aschieri, le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU, première fédération de l'Education).

 
Heurts et gaz lacrymogène
 

"On atteint des sommets. Je ne sais pas s'il s'agit d'une initiative locale ou s'il y a des ordres, mais c'est un acte particulièrement grave. Un pas a été franchi", a-t-il ajouté.

Le secrétaire général du Syndicat national unitaire des instituteurs (SNUIpp), Gilles Moindrot, parle lui d'une interpellation "inadmissible" et exige que la directrice de l'école maternelle soit "libérée immédiatement".

Jeudi, les deux principales fédérations de l'Education nationale, la FSU et l'UNSA-Education, ont dénoncé de récentes opérations policières à Paris à proximité d'écoles où sont scolarisés des enfants sans-papiers, dont l'une, mardi dernier rue Rampal, s'est soldée par des heurts et l'usage de gaz lacrymogène. (avec AP)

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Publié dans POLITIQUE

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V
Le commentaire ci-dessus me laisse particulièrement interrogatif, pour ne pas dire autre chose de plus désagréable.<br /> <br /> Ainsi le problème de l'immigration se résoudrait à une simple formalité administrative ?<br /> <br /> Les bons français auraient des papiers. Et les personnes qui souhaiteraient habiter chez nous parce qu'elles n'ont plus que cette solution pour survivre, qui attendent des mois, voire des années pour régulariser des situations, celles qui subissent de plein fouet les retards de la prise en compte de leur demandes de régularisation, celles qui sont sur la scellette parce que ces démarches sont longues, compliquées, coûteuses, devraient se résoudre à refaire leurs valises pour rentrer au pays parce que un bon français, lui, peut mettre en avant ses papiers ? <br /> <br /> Mais qu'est-ce, que ces propos ?
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L'appellation de sans-papiers est incorrecte. Les étrangers en cause avaient des papiers : visas, titres de séjour ou récépissés de demandes d'asile. Ils connaissaient de ce fait la date de la fin du séjour dont ont leur refuse la reconduction. Cette autorisation non renouvelée, ils prennent volontairement le risque d’être dans l’illégalité. S'ils n'ont pas de papiers c'est du fait de cette situation illégale. L'expression "étrangers illégaux" est plus appropriée que celle de "sans-papiers" qui transforme un manquement à la loi en privation d'un droit. <br /> <br /> Les autorités n’ont pas à fléchir face à la pression des personnes qui encouragent ces illégaux. Les Français ont en effet organisé leur destinée dans le cadre d’un État de droit ce qui postule qu’une situation illégale ne puisse être créatrice de droit, en particulier de droit au séjour. <br /> <br /> Les associations qui tentent d'orienter la gestion de l'immigration ne doivent pas influer sur les décisions du gouvernement représentatif de tous les Français et, de fait, le remplacer pour la délivrance de titres de séjour. Nos concitoyens verraient alors qu’ils sont dessaisis de ce qui caractérise un pays démocratique : confier à des gouvernants la gestion du pays, y compris l’immigration. Les autorités n'ont pas à céder à ces associations, cela d'autant plus que la délivrance d’une autorisation de séjour entraîne des conséquences financières importantes : adhésion à la sécurité sociale, aide sociale. Les militants des sans papiers ne prennent pas en charge sur leur propre budget les frais : hôtel, pécule, école, sécurité sociale, garderie, centre aéré et autres, des personnes auxquelles les autorités compétentes refusent des papiers. Ce serait pourtant à eux de payer et non à la collectivité puisque celle-ci, par ses représentants, estime qu’il n’y a pas lieu à délivrance d’un titre de séjour. <br /> Les groupes qui tentent d'imposer les étrangers sans papiers obligent en fait leurs concitoyens à prendre en charge l'accueil de personnes non désirées, tout en dédaignant les conséquences que peuvent avoir des arrivées non légitimes, en particulier la montée de l'extrême droite.<br /> La régularisation d’illégaux peut en effet amener les Français à critiquer la présence d’étrangers et donc détériorer les relations de ces derniers avec nos concitoyens.<br /> Les sans papiers créent de plus un trouble spécial dans une société où le citoyen ne peut sortir sans une multitude de papiers. Pour aller en voiture à la pêche à la ligne il lui faut le permis de pêcher, l'assurance de l'automobile, la carte grise, le permis de conduire. Si le fils veut passer cet examen du permis, il doit posséder une attestation de recensement et un certificat d'aptitude à la conduite des vélomoteurs. Il lui faut des papiers pour avoir le droit de passer un examen permettant d'obtenir également un papier. Dans ces conditions les Français peuvent être choqués par le fait que l'on puisse obtenir des papiers avec pour seul motif le fait que les autorités compétentes ne veuillent pas les délivrer. Par contre pour eux, Français, l’obtention d’un passeport, d’une carte d’identité, tient du parcours du combattant. Et chaque fois qu’ils vont chez le médecin ou le pharmacien ils sortent leur carte vitale, un papier parmi les dizaines qu’ils doivent posséder. Les Français semblent être devoir les seuls, dans leur propre pays, à être obligé d’être des « avec papiers » pour survivre. Ceux qui préparent leur retraite, Français ou étrangers, doivent retrouver tous leurs papiers, sinon ils sont financièrement sanctionnés. La théorie des "sans papiers" ne fonctionne pas pour les travailleurs.<br /> <br /> <br /> Par ailleurs les Français d'origine étrangère et les étrangers en situation régulière sont victimes d'un effet pervers conséquence de la non-expulsion systématique des étrangers illégaux. Faute de mettre en œuvre la police de l’immigration on devient plus sévère à l’égard des étrangers ou des Français d'origine étrangère qui ont de la famille à l'étranger. Un membre de cette dernière peut souhaiter venir en France pour raison familiale. Cependant si cette personne ne peut justifier d’un travail suffisamment rémunéré on lui refusera un visa. En effet on pense qu’une fois en France cet étranger peut être tenté pour «s’incruster» de devenir un illégal qui tentera de se faire qualifier de sans papiers afin d'obtenir une carte de résident.<br /> Le refus d'expulser se fait au détriment des Français d'origine étrangère et de leurs familles restées dans leur pays d'origine. Comme l'on suspecte systématiquement ces dernières de vouloir tricher lorsqu'elles demandent un visa, c'est aux Français d'origine étrangère de se rendre à l'étranger s'ils veulent voir leur famille, le territoire national, leur territoire, étant de fait interdit à leurs proches.<br /> <br /> C'est pourquoi les procédures d'expulsion des étrangers illégaux doivent être mises en oeuvre ainsi que celles réprimant l'aide au séjour irrégulier, et ce même à ceux qui pour essayer d'imposer leur loi dénaturent les dispositions du code pénal créant le délit d'aide au séjour irrégulier en soutenant qu'il s'agit en fait d'un délit de solidarité. Il n'a pas à être tenu compte des personnes et des groupes qui font pression sur les décideurs en les accusant à tort de vouloir réprimer la solidarité. De même les étrangers qui sont incités par des groupuscules à faire la grève de la faim n’ont pas à bénéficier d’un passe droit et ceux qui les manipulent doivent être poursuivis dans le cadre des textes relatifs à la mise en danger d'autrui.<br /> <br /> Il n'est également pas admissible que certains utilisent de plus en plus le principe de la scolarisation de tous les enfants, y compris de ceux qui ne sont que temporairement en France, pour ensuite revendiquer, du fait de cette scolarisation, un droit au séjour permanent. Il s'agit là d'une tromperie aussi bien pour les enfants en cause que pour la France qui voit une procédure généreuse détournée de son objet. Si ces personnes qui s’opposent aux reconduites à la frontière ont la qualité de fonctionnaire, comme c’est parfois le cas, la sanction disciplinaire de la révocation doit être envisagée en sus des sanctions pénales pour aide au séjour irrégulier.<br /> <br /> Depuis des années et avec persévérance les groupuscules inventent des méthodes, l'utilisation des enfants est la dernière, afin de remettre en cause le pouvoir que les citoyens ont délégué aux gouvernants légitimes afin de traiter les problèmes d'immigration. <br /> <br /> Pour permettre la liberté de circulation des étrangers respectueux du pays d'accueil il faut une police de l'immigration. Il serait également important que les pouvoirs publics cessent de considérer comme des interlocuteurs valables les associations qui, en mettant en avant les étrangers délinquants comme les sans papiers, compliquent l'intégration des étrangers réguliers et des Français d'origine étrangère. Le problème de l'opportunité de verser des subventions à ces associations se pose également. <br /> <br /> Plus généralement, concernant ce problème des sans papiers, il convient de constater que tous les pays au monde pose comme préalable la délivrance d'une autorisation à tout étranger désirant devenir résidant. Nul ne proteste lorsqu’un tel ou tel pays expulse un Français dépourvu de titre de séjour. Les accusations lancées à chaque expulsion de clandestins décidée par les autorités de notre pays sont sans objet.<br /> Notre pays est un pays d’immigration qui ne peut accepter que des gens imposent leur présence avec comme seul argument le slogan "j’y suis j’y reste". Un pays de 60 millions d’habitants, qui accueille des gens de toute race, religion, origine, ne peut survivre à l’application de slogans démagogiques.
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E
Le blog d'EL DIABLO pour garder le moral
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