BILAN CARBONE

Publié le par CB


Le nouveau bilan carbone des collectivités


En 2007, les élus locaux ne pourront plus dire qu'ils ne connaissaient pas les effets négatifs produits par leur collectivité sur l'atmosphère. En ce début d'année, l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe) propose en effet aux collectivités de réaliser leur “bilan carbone”. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'évaluer la quantité de gaz à effet de serre que la collectivité envoie dans l'air et qui contribuent au réchauffement climatique. Dans ce diagnostic, toutes les émissions sont prises en compte, celles liées au fonctionnement propre de la collectivité comme celles liées aux autres activités ayant lieu sur le territoire.  Des bâtiments administratifs aux implantations industrielles, en passant par les activités touristiques, l'éventail des sources potentielles de gaz est large et la tâche des experts n'en est que plus ardue.

L'Ademe a expérimenté son dispositif en 2005 dans une quinzaine de communes: Paris, Bourges et Roubaix, les conseils généraux du Bas-Rhin et des Deux-Sèvres et les conseils régionaux de Franche-Comté et d'Île-de-France.

Un coût compris entre 25 000 et 30 000 euros

 Pour certaines données, l'Ademe reconnaît toutefois la difficulté de disposer de chiffres précis et propose des conventions de calcul. Ces grilles sont particulièrement utiles pour les déplacements de personnes et de marchandises ou les consommations énergétiques dans le résidentiel.

De manière générale, afin de maximiser ses chances de succès, le bilan carbone doit être porté de façon significative par les responsables politiques de la collectivité et bénéficier de l'implication de tous les services. Le coût de la prestation est variable d'une collectivité à l'autre, selon la taille de celle-ci et la disponibilité des données nécessaires. En moyenne, le coût d'un bilan carbone est compris entre 25 000 et 30 000 euros , les collectivités peuvent obtenir des subventions de l'Ademe elle-même, pouvant représenter jusqu'à 50 % du prix.

Préconiser des actions concrètes en matière d'écologie

Pour séduire les collectivités, l'Ademe compte à la fois sur leur engagement pour la protection de l'environnement et sur leur volonté de faire des économies. Les collectivités sont en effet directement responsables de 10 % des émissions de gaz à effet de serre . Surtout, elles ont une influence conséquente sur la quantité de gaz émis par leur territoire via les politiques publiques qu'elles engagent. Urbanisme, recyclage des déchets, sensibilisation des habitants, subventions aux entreprises écoresponsables. Mais les contribuables verront certainement d'un bon oeil la réalisation de ces diagnostics, nous avons intérêt à réduire la facture énergétique

Les élus locaux devraient intégrer les préoccupations écologiques dans toutes leurs politiques après ces bilans..


Les collectivités les plus responsables  n'hésitant pas à partir de leur bilan carbone pour bâtir une véritable stratégie de développement durable irriguant toutes leurs politiques. Dans un premier temps, il semble toutefois que les collectivités ont tendance à privilégier les mesures concernant leurs propres activités. 
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Publié dans ENVIRONNEMENT

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E
"Si les automobiles, qui représentent 10% des émissions de CO2, ne polluent pas moins, l'UE manquera son engagement de ramener d'ici à 2012 les émissions de gaz à effet de serre de 8% par rapport aux niveaux qui avaient été atteints en 1990" [Reuters].<br /> <br /> C'est dans ce cadre que la Commission européenne "a proposé, hier, aux Vingt-Sept de réviser la directive de 1998 sur la qualité des carburants" indiquent Les Echos.<br /> <br /> Le transport routier "participant à hauteur de 19% aux émissions de gaz à effet de serre (GES) de l'Union européenne", le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, a présenté "des normes substantiellement plus sévères pour les carburants distribués" [La Tribune].<br /> <br /> Ainsi, Bruxelles "demande aux gouvernements d'obliger les fournisseurs de ces carburants à réduire, à partir de 2011, leurs émissions par unités d'énergie de 1% par an par rapport aux niveaux de 2010" précisent Les Echos. Ce sont donc les raffineurs et les distributeurs qui sont d'abord concernés. Le collège des commissaires est unanime sur cette mesure, qui permettra de "réduire les émissions de gaz à effet de serre de 500 millions de tonnes de carbone dans l'Union en 2020" [Les Echos].<br /> <br /> Néanmoins, la difficulté est plus grande pour trouver un consensus au sujet d'une "législation contraignante imposant à toutes les voitures (…) de ne pas produire plus de 120 g de CO2 par kilomètre parcouru en 2012 " [Reuters]. La Présidence allemande s'est opposée à ce projet qui serait très néfaste pour la compétitivité de son industrie automobile.<br /> <br /> Peut-on agir efficacement pour protéger l'environnement sans menacer la compétitivité de l'industrie européenne ? Si l'on en croit Francis Wurtz dans L'Humanité du Dimanche : "relever le défi climatique suppose des décisions politiques fortes et non la liberté de 'marché'".<br /> <br /> Références :<br /> Cultures sylvicoles ou vivrières : quel équilibre pour les biocarburants? [Euractiv]<br /> La Commission européenne veut des carburants plus propres [Reuters – Yahoo! Actualités]<br /> - Energie. Bruxelles veut durcir les normes sur les carburants [Les Echos, p. 20]<br /> - L'Europe libérale face au défi du changement climatique [L'Humanité du Dimanche, p. 61]
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M
En 1987, Harlem Brundtland a imposé un concept. Celui du « développement durable », c’est-à-dire d’un « développement satisfaisant les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins. »<br /> <br /> Il ne s’agit plus seulement de protéger l’environnement, mais aussi d’intégrer la qualité de la vie et l’équité entre générations actuelles et futures.<br /> <br /> La prise de conscience est générale, mais elle est souvent demeurée sans conséquences pratiques. « La maison brûle et nous regardons ailleurs », la formule de Jacques Chirac au Sommet de la terre de 2002 à Johannesburg, ne manquait pas de vérité et elle résume finalement assez fidèlement le bilan de son quinquennat…<br /> <br /> La planète se réchauffe, l’eau manque déjà, les déchets s’accumulent.Mais que fait la politique ? La politique a un problème. Elle a son rythme propre qui n’est pas forcément celui de la planète. Il est dicté par la pression des médias et la succession d’échéances électorales rapprochées. Trop souvent, les seuls sujets dignes d’intérêt sont ceux qui s’inscrivent dans le très court terme et permettent d’espérer une reprise immédiate. Les autres sujets sont renvoyés à plus tard, jusqu’à ce que l’actualité impose leur traitement à chaud, dans les pires conditions.<br /> <br /> Il est temps de passer de cette politique jetable à une politique durable. Une politique durable, c’est une politique de responsabilité dont les conséquences restent soutenables dans le temps. Une politique durable, c’est une politique du temps long qui accepte l’anticipation et le débat autour d’enjeux qui ne sont pas encore brûlants. En effet, la politique doit refuser de fonctionner dans l’urgence que voudraient lui imposer les acteurs du marché. Aller vite, c’est trop souvent se plier aux logiques marchandes. La démocratie, l’évaluation et la délibération nécessitent du temps.<br /> <br /> La démocratie, la délibération collective, ce ne sont pas seulement des mots, des passages obligés. En matière environnementale, plus encore que dans d’autres domaines, c’est l’opinion publique qui donne toute leur force aux dirigeants.<br /> <br /> Face aux groupes de pression, il n’est pas d’autre voie que celle-là. Il suffit pour s’en convaincre d’observer ce qui a été réalisé en quinze ans face au formidable lobby du tabac. C’est cette alliance entre gouvernants responsables et mobilisation citoyenne à laquelle nous invite Ségolène Royal qui, plus tôt que d’autres, a perçu les enjeux et les moyens d’y répondre.<br /> <br /> Thomas Colognac<br /> <br /> Cet article a été publié le Mercredi 31 janvier 2007 à 18:00 et est classé dans Vie politique. Vous pouvez suivre les réponses reçues par cet article grâce au fil RSS 2.0.
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I
Le réchauffement a du bon, nous aurons bientôt tous la peau mate, finis le délit de faciès
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O
Conséquence du réchauffement, des stocks de vêtements d'hiver ont été soldés à prix sacrifiés, même les écolos en ont profité
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A
avant l'hiver empêchait nos voitures de démarrer, aujourd'hui, l'hiver ne démarre plus, à cause de nos voitures
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