ECHEC SECURITAIRE

Publié le par CB

 SECURITE: UN ECHEC POUR SARKO

Le projet de loi sur la prévention de la délinquance adopté hier à l' Assemblée nationale est le dixième texte relatif à l'insécurité voté par la droite depuis 2002. Sans compter les deux lois sur l'immigration. Il donne plus de pouvoirs aux maires et durcit les sanctions contre les mineurs délinquants et les récidivistes. Il prévoit des sanctions dès l'âge de 10 ans et de la détention provisoire dès 13 ans. Cette loi n'a mobilisé qu'une poignée de députés  lassés de cette avalanche législative. Ce dixième projet montre bien l'échec de la droite et en particulier de SARKO dans la lutte contre la délinquance.

L'insécurité a été au centre de la campagne de 2002 et la présence de Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle avait  convaincu certain  que seule une politique sécuritaire  ferait  revenir les électeurs du FN vers  la droite classique. Mais quatre ans et demi après, Le Pen  ne s'est jamais aussi bien porté dans les sondages.





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Publié dans POLITIQUE

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V
C'est le temps du temps compté, du regard surveillé, du rapport à l'autre controlé, du travail dynamisé, "bousté". Nous ne nous appartenons plus.<br /> <br /> Et pourtant, comment y échapper ? En leur temps, les hermites, les moines aujourd'hui en s'éloignant des populations, en s'isolant, en se protégeant du regard de la société trouvaient là une solution, mais une solution qui les enfermait à jamais.<br /> <br /> Dans la société du mouchard et du contrôle, dans la société "sécurisée" il reste quelques ilôts de liberté. Mais comme l'Eldorado, à chacun de se les inventer.
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I
Les démocraties sauront-elles trouver le bon équilibre entre les impératifs de sécurité publique et les exigences de la protection de la vie privée ? Des experts sont très inquiets. Nos libertés sont en jeu ! (...) Big Brother est un redoutable phénix. Le voici renaissant sous une forme insidieuse et planétaire au coeur de nos sociétés de consommation. (...) sous le vernis des libérations de tous ordres, la société de surveillance concurrence la fameuse société de l'information. Cartes de crédit, téléphones portables, accès à l'Internet, GPS, cartes de fidélité. Autant de moyens de pister les individus dans leurs comportements et leurs pensées. Et ça n'arrête pas ! Dans les coulisses des hypermarchés, ne mise-t-on pas sur les puces liées aux objets ou sur les caméras captant les regards des clients dans les allées pour en savoir plus sur vous et moi ? Internet, RFID, nanotechnologies Le temps technologique accélère sans cesse, tandis que le temps juridique reste particulièrement lent, régi par le rythme des procédures démocratiques.
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O
Le conseil d'administration de la Caisse nationale des allocations familiales (CNAF) a exprimé mardi «d'extrêmes réserves vis-à-vis du projet de loi sur la délinquance» qui «établit la confusion des rôles de la police, de la justice et de l'action sociale».<br /> Le projet, qui «autorise le maire à saisir le juge des enfants conjointement avec la Caisse d'allocations familiales, aux fins d'exercer la tutelle aux prestations sociales», «repose sur une approche erronée de la réalité sociale qui lie étroitement délinquance et difficulté sociale», estime le conseil d'administration de la CNAF dans un communiqué. Le conseil d'administration, composé de représentants des partenaires sociaux et des associations familiales, estime que la «transmission en masse aux maires de données personnelles détenues par les CAF n'est conforme ni à la déontologie des travailleurs sociaux, ni à la mission de ces élus».<br /> Le conseil d'administration de la CNAF rappelle «que les CAF appuient toutes les actions de soutien aux familles en difficulté, afin qu'elles puissent exercer leur rôle de parent et les accompagner lorsqu'elles rencontrent des difficultés dans l'éducation de leurs enfants».<br />
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C
La fédération des écoles, collèges et lycées Sgen-CFDT s'est élevée samedi contre le nouveau rôle du maire dans la lutte contre l'absentéisme scolaire, adopté mercredi à l'Assemblée nationale lors du vote du projet de loi Sarkozy sur la délinquance.<br /> L'Assemblée nationale a approuvé mercredi un article du projet de loi Sarkozy sur la délinquance, renforçant le rôle du maire dans la lutte contre l'absentéisme scolaire et précisant que les établissements scolaires et universitaires participent à la prévention de la délinquance. Le Sgen-CFDT «s'élève très vivement contre le rôle ainsi confié aux directeurs d'école et aux chefs d'établissement dans la transmission d'informations pour constituer ce fichier. Ceci ne pourra qu'affecter gravement le climat de confiance nécessaire aux bonnes relations entre l'école et les familles». «Le réel problème de l'absentéisme scolaire ne sera certainement pas réglé par la stigmatisation ou par ce qui peut s'apparenter à la délation. C'est en développant et en renforçant les moyens attribués aux politiques éducatives et non en prônant le fichage et la répression que des réponses pourront être apportées aux difficultés rencontrées par certaines familles», a ajouté cette fédération.<br /> L'article 9 du texte du ministre de l'Intérieur stipule notamment que «les écoles, les collèges, les lycées et les établissements supérieurs (...) concourent à l'éducation à la responsabilité civique, et participent à la prévention de la délinquance». En vue de combattre l'absentéisme, il autorise le maire à «mettre en oeuvre un traitement automatisé de données à caractère personnel, relatives aux enfants en âge scolaire de sa commune». Ces données sont transmises «par les organismes chargés du versement des prestations familiales, par l'inspecteur d'académie» et par le directeur ou la directrice de l'établissement d'enseignement «en cas d'exclusion temporaire ou définitive», ou «lorsqu'un élève inscrit dans un établissement le quitte en cours ou en fin d'année» scolaire.<br />
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V
La délation, la suppression des allocations familiales, l'ordonnance de 45 mise à mal, ce ne sont que régressions. <br /> <br /> Les travailleurs sociaux et les maires sont mis devant des injonctions paradoxales. Le trouble se rajoute à l'incompréhension relative de la délinquance. De plus, il n'y a pas de recette miracle. La répression ne peut que renforcer la révolte d'un ado, ou d'un enfant. Ce sont la relation de confiance et la réparation qui structurent. <br /> <br /> Sarkosy et la politique ultra-sécuritaire qu'il instille depuis 2002, ne sont pas les vrais réponses aux vrais questions : quel avenir en terme d'emplois, de formation, d'éducation pour les jeunes ?
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