TVA RESTAURATION
Tous les jours ,le gouvernement nous annonce des déficits records. L'autorisation de l'UE donnée à la France de baisser la TVA sur la restauration n'est pas une bonne nouvelle ni pour les finances publiques, ni pour les consommateurs.
"Chirac l’avait promis, Sarkozy l’a fait." Si la formule sonne bien du côté des militants de l’UMP la décision est mal venue pour le ministère des finances.
Alors que la mesure est chiffrée à plus de 3 milliards pour une baisse de taux de 19,6 % à 5,5 %, le ministre du budget aproposé un taux intermédiaire qui permettrait de limiter le montant de l’addition à 1,5 milliard.
Bien sûr les professionnels de l’hôtellerie sont montés au créneau et ont ressortii leurs arguments en faveur de l’emploi, où leurs promesses de créations d’emplois et d’investissements se sont transformées en menaces : "Si on obtient seulement une TVA réduite à 10 %, on court à la catastrophe." Même si la profession obtenait le taux de 5,5 %, elle ne créerait aucun des 40 000 postes autrefois évoqués et ne s’engagerait que sur la sauvegarde des emplois du secteur. Il faut rappeler les 800 millions d' allègement de charges dont les restaurateurs bénéficient depuis 2004 .
Oubliées également, les promesses de baisses de prix : les consommateurs ne profiterons pas de cette TVA réduite .