LOI SUR L'EAU

Publié le par CB

Loi sur l'eau -


Dans le cadre du projet de loi sur l'eau et les milieux aquatiques, examiné en première lecture à l'Assemblée nationale du 11 au 18 mai, le groupe socialiste, sous l'égide du député Jean Launay, a tenté de faire valoir les principes de transparence, de service public et de préservation durable de l'eau, sans lesquels le projet de loi est inefficace et très en dessous des attentes européennes sur ce sujet.

Loi sur l'eau, pour le parti socialiste c'est la « reculade face à tous les lobbies ». Le Parti socialiste condamne à nouveau avec la plus grande fermeté le projet de loi sur l'eau présenté par le gouvernement, encore dégradé après la première lecture au Sénat. « En effet, ce texte constitue une régression par rapport à cinq des plus graves difficultés auxquelles la France est confrontée en matière de gestion de l'eau : Il se refuse à traiter du droit à l'eau qui est pourtant au cœur des attentes de nos concitoyens et ne prévoit rien sur la régulation du service public de l'eau ; Il recentralise la gestion de l'eau par la création de l'ONEMA, en privant de moyens les agences de l'eau, tout en démembrant les services de l'État. Ceci aura notamment pour conséquence un renchérissement du prix de l'eau, pour payer ce qui devrait être assumé par le budget de l'Etat (recherche, solidarité, police de l'eau…). »


Loi sur l'eau pour le PS c'est la reculade face à tous les lobbies

Pour le parti socialiste, le projet de loi sur l'eau « n'apporte aucun frein à la dégradation de la ressource en eau : pas d'objectifs de qualité des eaux contrairement à ce que prévoit la directive européenne de 2000 ; multiples dérogations aux mesures visant à préserver la qualité de l'eau ; pas de lutte contre les pollutions ; pas d'application du principe pollueur-payeur ; Il décourage toute politique visant à encadrer et à limiter les usages pour économiser la ressource alors même que l'on constate chaque année leur urgence de plus en plus criante ; Il n'apporte aucun correctif au déséquilibre scandaleux qui fait de l'usager domestique, consommateur de 6% de la ressource en eau, le financeur à 82% des ressources des agences de bassin. »

« Plutôt que le principe pollueur-payeur qu'il se vante d'avoir fait inscrire dans la Constitution, le gouvernement semble bien décidé à appliquer le principe pollué-payeur en matraquant l'usager domestique ! »

sources


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M
le 18/05/06<br /> <br /> Le PS considère que la priorité est aujourd'hui d’encourager la gestion publique de l’eau.<br /> Le Parti socialiste se félicite de l'adoption à son initiative, à l'unanimité et contre l'avis du gouvernement, de l'amendement sur le crédit d'impôt pour la récupération d'eaux pluviales. Germinal PEIRO avait d'ailleurs été le premier parlementaire à déposer en juillet 2004 une proposition de loi, encore plus ambitieuse, visant à imposer la création systématique de réserves d'eaux pluviales, dans les constructions neuves. Cette proposition avait à l'époque reçu le soutien de près de 200 députés toutes tendances confondues. Le vote de cet amendement constitue une belle victoire pour l'environnement et le développement durable, même si les socialistes déplorent que les seules avancées dans ce domaine se fassent contre la volonté du gouvernement, la Ministre de l'écologie ayant été la seule personne présente dans l'hémicycle à exprimer un avis défavorable. Plus largement, le Parti socialiste dénonce à nouveau la reculade généralisée devant tous les lobbies que constitue ce projet de loi. Il condamne notamment avec la plus grande fermeté l'alinéa 21 de l'article 26 défendu par le gouvernement qui interdit que les aides publiques aux communes et groupements de collectivités territoriales compétents en matière de distribution d'eau ou d'assainissement puissent être modulées en fonction du mode de gestion du service. Le Parti socialiste s'élève contre cette atteinte à la libre administration des collectivités territoriales. Le gouvernement cherche purement et simplement à priver les collectivités de la possibilité d’encourager le service public – car c’est bien de cela qu’il s’agit – au moment même où nos concitoyens s’interrogent sur les prix de l’eau et sur la situation monopolistique des grands groupes. Le Parti socialiste considère au contraire que la priorité est aujourd'hui d’encourager la gestion publique de l’eau. Communiqué de Christian MARTIN, Secrétaire national aux services publics et Germinal PEIRO, Secrétaire national à l'agriculture
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