CONFÉRENCE

Publié le par CB

A G O R A

Spectacle philosophique

du  20ème  anniversaire

Dans la collection « Philosophie de chair »

   

Le  beau, l’art et le bel art

sur des textes de

HEGEL

avec

Didier Mahieu

et

Frédéric Cherboeuf

 

Vendredi 16 janvier  à 20h30

Lycée de l’Arc

ORANGE

 

 

Après le spectacle nous trinquerons à l’An neuf et aux 20 ans d’Agora.

 

Entrée : 6 €  - Adhérents, étudiants, lycéens, chômeurs : 3 €

         

 

Agora – 16 rue reine Wilhelmine 84100 Orange / 04.90.51.71.18./ agorange2 @ wanadoo.fr /

www. agorange . net

Vous avez dit « Beaux  - Arts » ?

   Au regard de la production artistique contemporaine, il semble que le concept de beau et celui d’ art sesoient résolument différenciés ; les  « Beaux - Arts » existent-ils encore ? Cet état de fait résulte d'un long processus historique et, à cet égard, le mo­ment hégélien dans la pensée de l'esthétique peut être considéré comme capital puisqu'il consacre l'opposition définitive entre l'art-production de l'esprit  et la nature. « Tout ce qui vient de l'es­prit est supérieur à ce qui existe dans la nature. » Cette affirmation, que Hegel va étayer dans toute son œuvre, heurte le sens commun qui veut que la beauté créée par l'art soit bien inférieure au beau naturel. Aussi, le philosophe nous embarque-t-il dans une dé­monstration convaincante, brillante, incandescente - parfois, on a l'impression que le papier brûle, dit Georges Steiner.

   Mais l’art reste ancré dans les apparences, il touche nos sens, en cela il est dépassé par la religion qui, elle-même, doit laisser place à la philosophie, ultime manifestation de l’Esprit dans son absolu. C’est donc logiquement que Hegel affirme : « l’art est une chose du passé », formule célèbre qui mérité d’être reconsidérée à la lumière des deux siècles qui nous séparent du philosophe.

   La pensée de Hegel est réputée difficile. Elle l'est. Mais il est des moments de grâce chez ce professeur de philosophie illu­miné qui devait fasciner ses étudiants. Ainsi son esthétique est la retranscription de ses cours par l'un d'entre eux ; est-ce pour cela que cela nous semble plus « facile » ?

   Observons donc cet étudiant hégélien essayant de retracer sur la scène le cheminement de la pensée de son maître : il s'inter­roge, il peine, il trouve, il jubile, il s'enthousiasme, et peut-être nous avec lui...

   Puis, humblement, posons-nous ensemble les questions du beau et de l'art. « Si tu ignores ce qu'est le beau, dit Socrate à Hippias, crois-tu que la vie vaille mieux pour toi que la mort ? »

 

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