TVA DANS LA RESTAURATION

Publié le par CB

UN NON SENS?


Le président de l'union des  restaurateurs était à Avignon pour réclamer la TVA à 5,5% en disant que cette mesure créerait 40 000  emplois dans cette branche. Il faut rapporter le coût de cette mesure 3 milliards d'euros au nombre d'emplois crées soit 70 000€ par emploi.
Création d'emplois très optimiste. Est ce qu'on peut s'attendre à une baisse du prix des repas rien n'est moins sur car il faudra des investissements pour satisfaire une demande plus importatnte si les prix baissent, il faudra satisfaire une augmentation des salaires dans cette profession où l'on sait que les salaires sont très bas pour des horaires très élevés.

Si les restaurateurs s'entendent pour laisser les prix inchangés, la demande de restauration et donc l'emploi n'ont pas de raison d'augmenter à court terme, dans le secteur de la restauration Le bilan coûts-bénéfices en terme d'emplois sera franchement médiocre.

L' état de nos finances publiques rend cette mesure particulièrement inopportune. La France a toutes les peines du monde à maintenir le déficit autour  des 3 % et la dette dépasse 66 % du PIB. Comment ne pas  handicaper  notre croissance et notre compétitivité. La science économique  nous enseigne que ce sont les biens ou les facteurs de production les moins mobiles qui devraient supporter cette surcharge fiscale, à moins que ne s'y opposent des arguments de justice sociale ou de sous-emploi manifeste.

La restauration est un secteur que  l'on peut qualifier d'immobile. Le restaurateur qui entend servir le client français ne va pas aller s'installer hors des frontières.  L'équité fiscale joue aussi contre cette mesure. Ce sont les classes aisées et urbaines qui sortent au restaurant. Ajoutons que nos restaurants accueillent une importante clientèle étrangère qui contribue ainsi au remboursement de la dette publique. Se priver de cette générosité si simplement consentie en payant une addition est un mauvais calcul. Nos impôts et contributions obligatoires sont objectivement lourds. Si une partie en est acquittée de bonne grâce par la clientèle étrangère, c'est autant de gagné pour le contribuable français.

Bien sur le député de la 4ème circonscription, T.MARIANI, pas en reste pour une mesure démagogique appuie la demande des restauateurs

Heureusement que nous avons besoin de l'accord de nos partenaires européens pour adopter cette mesure.

L'Allemagne y est opposée.La nouvelle chanclière voudrait augmenter les taux de TVA  pour diminuer le déficit


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Publié dans ECONOMIE

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I
L e gouvernement polonais rejette l'accord européen sur les taux réduits de TVA, le 30/01/2006
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I
Faut-il en finir avec l'harmonisation européenne de la TVA? La question,devrait être abordée après les palinodies des 25 sur l'application du taux réduit à la restauration ou son maintien aux travaux de rénovation des logements.Le compromis accepté mardi, après six ans de négociation, qui consiste à reconduire l'existant ­ n'a toujours pas été accepté par la Pologne, la République tchèque et Chypre : ils ont jusqu'à dimanche soir pour se prononcer .
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Ã
Le président de la CCI de Vaucluse s'interroge dans un journal local pourquoi y aurait-il deux  poids deux mesures sur la TVA, Ce qui est bon pour les uns serait-il mauvais pour les autres?
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Ã
Dès l’annonce de l’échec définitif des négociations sur la baisse de la TVA dans la restauration, André DAGUIN, président de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie, n’a pas hésité à faire part de "sa honte" de vivre dans un pays "pas foutu" d’obtenir l’organisation des JO et de faire respecter un de ses atouts principaux qu’est le tourisme. Cette dernière déclaration venant compléter les précédentes - toutes plus outrancières les unes que les autres - le président de l’UMIH ferait mieux de reconnaître qu’il s’est trompé et qu’il a échoué. Trompé dans tous les sens du terme car il a sans aucun doute eu tort de croire les promesses de Jacques CHIRAC.
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Ã
A qui profiterait une baisse de la TVA à... ceux qui consomment le plus de repas au restaurant. certainement pas les plus pauvres qui ne vont pas au restaurant. Plus subtile qu'une baisse de l'impôt sur le revenu ou qu'un plafonnement de l'ISF, la baisse de la TVA sur la restauration aurait pour effet principal une redistribution du pouvoir d'achat aux plus fortunés.
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