DETTE PUBLIQUE

Publié le par CB

 L'envolée de la dette au cœur du débat politique


Le rapport de Michel Pébereau, sur la dette de l'Etat a été présenté mercredi 14 décembre. Les chiffres qu'il met en avant sont inquiétants. La dette, qui représentait un peu plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB) français au début des années 1980, a atteint 66 % du PIB en 2005.  "La poursuite de l'endettement ne résoudrait rien et serait la source d'un réel danger", observent les auteurs du rapport.

Sur la situation actuelle, ce rapport  ne contient pas de "révélations fracassantes". Il  reprend des chiffres  déjà connus : la dette publique française s'élève à un peu moins de 1 100 milliards d'euros. Le texte mentionne aussi les engagements pour les retraites des fonctionnaires qu'il faudra payer, évalués entre 450 et 900 milliards d'euros.



Ce rapport fait une analyse historique "sans concession", selon les mots d'un socialiste qui a participé à sa rédaction, de la dette, qui n'a cessé de progresser au cours de ces vingt dernières années, sauf sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2001).


Il ne s'agit pas forcément d'appliquer à la France une cure d'austérité, mais d'emprunter une voie nouvelle de bonne gestion, insiste le rapport. Ce dernier ne reprend pas, par exemple, l'idée d'avoir pour objectif de réduire le nombre de fonctionnaires mais de se servir des progrès techniques pour améliorer la productivité dans certaines administrations. Cela permettrait de dégager des moyens pour embaucher du personnel pour améliorer le service public dans d'autres domaines.

Le rapport fait 20 propositions. En voici quelques unes:  stabiliser les dépenses de l'Etat (baisse réelle équivalente à l'inflation) et revenir à l'équilibre d'ici à 2010.


Contrairement à la politique voulue par le président de la République et menée depuis 2002, le rapport Pébereau appelle à interrompre les baisses d'impôts pendant la phase de désendettement. (3,5 milliards d'euros en moins en 2006). "Ce qui n'interdit pas de modifier la structure des prélèvements obligatoires pendant cette période", précise toutefois le rapport. En clair ne pas alourdir la fiscalité des plus riches


 Il demande que les recettes exceptionnelles tirées par l'Etat, lors de la vente d'actifs par exemple, comme celle des autoroutes, soient systématiquement affectées à la réduction de la dette. En ce qui concerne les régimes sociaux, le rapport propose de rendre obligatoire, dès 2009, le vote par le Parlement de budgets sociaux à l'équilibre.

"La France vit au-dessus de ses moyens".Cette phrase avait profondément irrité certains  : elle risquait de laisser croire que l'on accusait les Français d'avoir un niveau de vie trop élevé alors que la situation de l'emploi reste fragile et que le nombre d'allocataires de minima sociaux augmente.


La résorption de la dette demande un effort important de l'Etat, mais il faut qu'il reste réaliste et compatible avec le modèle social français. Il s'agit de se débarrasser du fardeau de la dette pour se redonner   la capacité à agir.

 


 "Notre mode de consommation induisant des gaspillages, fait que nous sommes en train d'hypothéquer l'héritage de nos enfants en continuant de vivre à crédit, fibnancés par l'appauvrissement des pays du sud. Est-il raisonnable de continuer ainsi?" note du blogueur

La gauche qui approuve la sévérité du diagnostic , n'accepte pas les remèdes proposés par le gouvernement.

Affaire à suivre.


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Publié dans ECONOMIE

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Ã
La Suède et le Canada ont réduit leur déficit. Le canada a réduit très fortement ses dépenses militaires , les 2 pays ont diminué le nombre d'agents publics. La Suède a réduit les dépenses sociales mais est la championne des prélèvements obligatoires 51% du PIB avec une surtaxe sur les hauts revenus
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H
La baisse de la TVA des restaurateurs est une erreur es restaurateurs remettent le couvert à propos de la baisse à 5,5 % de la TVA sur la restauration. Développer l'emploi constitue, nous dit-on, la raison première de l'instauration d'une telle mesure. On promet 40 000 emplois , qui sont à rapporter au coût brut de cette mesure pour les finances publiques : environ 3 milliards d'euros. Ainsi chaque emploi créé coûterait la bagatelle de 70 000 euros .Alors que la dette ne cesse de s'alourdir
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I
Alors que la dette est grande les riches paieront moins d'impôts.Le Conseil constitutionnel a confirmé l'article de loi plafonnant les impôts directs à 60%, contre l'avis des parlementaires de gauche. Le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par des parlementaires socialistes et Verts sur la réforme de l'impôt sur le revenu dans le budget 2006, a donné son feu vert jeudi 29 décembre à l'article plafonnant les impôts directs à 60% des revenus.Le Conseil "a admis la conformité à la Constitution de l'article 74" (instaurant un "bouclier fiscal"), qui "plafonne la part des revenus d'un foyer fiscal affectée au paiement d'impôts directs", a-t-il indiqué dans un communiqué.Cette réforme fiscale s'applique à partir de 2007.Le Conseil a en revanche émis une réserve sur la réforme de la taxe professionnelle, qui exonère les entreprises de la part de cette taxe excédant 3,5% de sa valeur ajoutée. <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br /> <br />
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O
Savez-vous que la plus rapide hausse de la dette, notre pays l’a connue avec Nicolas Sarkozy comme ministre délégué au Budget, la dette passant de 41%, en mars 1993 à près de 51% en mai 1995, soit +5 points par an !
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O
 La vérité, c’est que la hausse de l’endettement vient avant tout des dizaines de milliards d’euros de cadeaux fiscaux divers et variés accordés depuis trois ans aux catégories les plus favorisées de notre pays et aux entreprises. La vérité, pour ne prendre que le dernier budget, c’est que les 3,5 milliards d’euros de baisse d’impôts que vient d’accorder le gouvernement aux 20% les plus aisés de notre pays auraient pu permettre, avec le même argent donc sans endetter davantage notre pays, de généraliser les 35 heures, de rétablir les 350 000 emplois-jeunes, de créer 200 000 logements supplémentaires par an, ou de former chaque année 1 million de personnes supplémentaires, pour ne prendre que ces exemples.
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