SCANDALE FINANCIER
SCANDALE BOURSIER
L’Autorité des marchés financiers chargée du contrôle des opérations boursières, vient de déclarer que les ventes d’actions du groupe EADS au printemps dernier était un délit d’initiés mettant en cause les actionnaires dont le principal Arnaud LAGARDERE, ami du Président. Ce que tout le monde soupçonnait plus ou moins vient d'éclater au grand jour . Dans ce dossier on pourrait penser que tout sera fait pour ralentir la procédure judiciaire. Les juges avaient déjà ordonné des perquisitions au siège du groupe EADS et à celui de son actionnaire Lagardère. Mais souvenez vous aux journées du MEDEF, l'organisme des patrons, , Sarko avait dit qu’il voulait dépénaliser les manquements au droit des affaires. Le document, transmis au Parquet de Paris, conclut à " un délit d'initiés massif commis entre novembre 2005 et mars 2006, avant que les difficultés d'Airbus ne soient rendues publics et que l'action d'EADS s'effondre ", selon Le Figaro. Le rapport est particulièrement " accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus ". Ceux-ci " ont vendu les actions avant de rendre tardivement publiques les difficultés d'Airbus, ce qui a provoqué un effondrement des cours ", poursuit le quotidien.
Toujours selon le Figaro, " le ministère des Finances également informé des difficultés à venir, a pourtant donné, à l'époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère ".
Daimler Chrysler et Lagardère ont vendu chacun… 7,5% du capital soit 2 milliards d’euros. Ils ont choisi la " vente à terme, c'est-à-dire réalisée en 2007 pour bénéficier des nouvelles mesures fiscales favorables, mais sur la base des cours de 2006 ", explique le Figaro.. Mais ce qui est pire c’est qu’ils étaient supposés connaître les " nouvelles mesures fiscales favorables " qui allaient être prises dès le début du nouveau septennat.
Noël Forgeard l’ancien directeur de EADS a réalisé une plus-value de 2,5 millions d'€ et les ventes d'actions réalisées par ses enfants avaient rapporté un million de plus-value supplémentaire. De son côté, Jean-Paul Gut a réalisé une plus-value de 1,15 million d'€.
Il est vrai que LAGARDERE avait déclaré qu’il ne savait pas qu’il y avait des problèmes dans la société qu’il avait pour mission de surveiller.
Un certain nombre de questions se posent inévitablement pour n’importe quel citoyen soucieux de comprendre : L’Etat savait-il effectivement avant la vente massive des actions qu’EADS avait des problèmes de retard dans la canstruction des Airbus ? On peut penser que oui et la caisse des dépôts qui s'occupe des intérêts industriels de l'Etat avait racheté ces actions au prix fort.
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