BCE et EURO

Publié le par CB

BCE et EURO

Les attaques de Sarko contre la BCE et l'euro fort ont provoqué un certain nombre de réactions plutôt négatives et  ont consterné les ministres des finances et les banquiers des banques centrales .Ce banquier central d’un pays de la zone euro ne cache pas sa colère : « que veut Nicolas Sarkozy ? Faire exploser l’euro ? A-t-il un agenda caché ? » . , Sarko a donné l’impression de verser de l’huile sur le feu au pire moment. Face au comportement jugé « irresponsable », selon le mot d’un participant, du Président français, les grands argentiers et les banquiers centraux ont serré les rangs.

Certes, la BCE, pour rassurer les marchés, n’a pas augmenté ses taux d’intérêt le 6 septembre dernier, contrairement à ce qui était prévu, « mais j’ai trouvé curieux d’injecter des liquidités sans baisser les taux ». Pour le chef de l’État, « on a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs ». Ravi de ses « coups de boutoir », I l a aussi accusé Peer Steinbrück, le grand argentier allemand avec lequel il a eu une vive prise de bec le 9 juillet dernier (Libération du 13 juillet) d’avoir une « vision comptable des choses ». « Que la croissance soit à 1,9 % ou 2,3 %, au fond cela ne change pas grand-chose, car, ce que je veux, c’est 3 % »

Le président de l'eurogroupe s’est gentiment moqué de son homologue : « je ne commente pas les propos en l’air. Ils ont bien été tenus dans un avion, non ? »  Le président de la Bundesbank, lui, a réagi avec un mépris à peine déguisé, les Allemands n’ayant pas l’habitude de plaisanter avec la monnaie : « le degré de nouveauté des propos du Président est nul, leur influence sur les décisions de la BCE l’est aussi » Le ministre des finances autrichien considère aussi que « la BCE agit de façon appropriée, correcte ».
Même, la ministre française de l'économie , a déclaré à un journaliste de Reuters que « la BCE est une institution indépendante, il n'y a pas de débat à ce propos, et nous sommes tous très contents de ce que la BCE a fait cet été face (...) aux turbulences sur les marchés financiers ». Mais il est vrai que la déclaration a été faite vendredi, avant que les déclarations de Sarkozy ne soient connues...

Ce qui a frappé tout le monde , c’est l’incroyable amateurisme de Sarkozy qui ne semble pas savoir de quoi il parle. Ainsi, les centaines de milliards d’euros de prêts à très court terme accordés aux banques par la BCE ont déjà été récupérés et n’avaient pour objet que d’éviter l’implosion du système bancaire, qui aurait nui gravement à l’ensemble de l’économie, et non d’aider les « spéculateurs ». Le président de la BCE l’a souligné :  « le monde entier sait que nous avons lutté contre la spéculation et les spéculateurs »

 De même, considérer qu’une baisse de la croissance de 0,5 % n’est pas grave, car on vise 3 % l’an est un raisonnement qui en a laissé plus d’un bouche bée. Enfin, chacun se demande si le Président a conscience qu’il fait de la politique à crédit, sur le dos de ses partenaires : si le franc existait encore, ses déclarations auraient déclenché une crise monétaire grave qui aurait coûté cher à la France.
La sortie de Sarkozy ne fait que souligner davantage le total isolement de la France sur les sujets monétaire et financier.  A  quoi sert Christine Lagarde qui s’est, une nouvelle fois, retrouvée désavouée et en porte-à-faux vis-à-vis de ses collègues ?

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Publié dans ECONOMIE

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L
Pour les libéraux, c’est mathématique, imparable : la politique menée par Nicolas Sarkozy conduit à une impasse. Comme le dit le secrétaire d’État chargé des entreprises et du commerce extérieur Hervé Novelli : « Entre politique de l’offre et politique de la demande, la question n’a pas été tranchée. Nicolas Sarkozy est persuadé qu’on peut agir sur les deux leviers. Faire baisser les prix, libérer du pouvoir d’achat avec les heures sup ou les baisses fiscales, et mener des réformes structurelles à moyen terme. » Offre ou demande. Quelle importance ?
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I
Super Sarko, a déclaré récemment à propos de la conjoncture économique plutôt faiblarde : « j’irai chercher le point de croissance qui manque ». Quand ? Où ? Comment ? Ce grand timide ne l’a pas dit. Mais, il n’a pas hésité à remontrer les biscottos, qu’il a moins saillants que son homologue russe, en première page du Monde de samedi dernier : « Je veux 3 % de croissance ». De telles sorties sont-elles destinées à faire se gondoler l’Europe entière ? On ne le sait pas mais toujours est-il que nos voisins se tiennent toujours les côtes. Même le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, qui méchamment taclé par le timonier de l’Élysée, n’a pas hésité à dire qu’il ne commentait pas « les propos tenus en l’air » au prétexte que Super Sarko s’était exprimé devant quelques journalistes dans l’avion le ramenant de Hongrie.
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V
Nous avions dit qu'il était effrayant. <br /> Il est en train, goulûment, de mettre une panique terrible et monstrueuse, et pas seulement en France !<br /> <br /> Mais N.. D. D... pourquoi a-t-il reçu la confiance d'autant de personnes ?
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