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Pour la démocratie à Orange

 

 

Le blog d'un citoyen orangeois engagé dans le combat démocratique

Lundi 26 décembre 2005

DOUBLE LANGAGE


Peu de journeaux en ont parlé, ça n'a pas fait la une à la télé, à quelques jours   de Noël  le gouvernement , le 12 décembre, a supprimé  la taxe "Emmaüs" qui servait à financer le recyclage des vêtements. Pourtant, cette initiative de financement solidaire du recyclage était intéressante à plus d'un titre. En refusant de maintenir cette taxe ( 1 centime d'euro) sur les vêtements vendus en magasin, le gouvernement met en danger une activité qui a permis la  réinsertion de près de 3000 personnes. Ce prélèvement permettait à un réseau caritatif de recycler 100 000 tonnes de vêtement par an .C'était l'assurance pour les plus pauvres d'avoir un marché accessible et de trouver des vêtements décents. J-F COPPE, le ministre du budget l'a justifie " Sa collecte est prohibitive pour un faible rendement. "C'est du cynisme social" lui a répondu le président d'Emmüs.

Double langage face à la pauvreté.

Vous avez dit: solidarité.

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Mercredi 28 décembre 2005
 L'envolée de la dette au cœur du débat politique


Le rapport de Michel Pébereau, sur la dette de l'Etat a été présenté mercredi 14 décembre. Les chiffres qu'il met en avant sont inquiétants. La dette, qui représentait un peu plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB) français au début des années 1980, a atteint 66 % du PIB en 2005.  "La poursuite de l'endettement ne résoudrait rien et serait la source d'un réel danger", observent les auteurs du rapport.

Sur la situation actuelle, ce rapport  ne contient pas de "révélations fracassantes". Il  reprend des chiffres  déjà connus : la dette publique française s'élève à un peu moins de 1 100 milliards d'euros. Le texte mentionne aussi les engagements pour les retraites des fonctionnaires qu'il faudra payer, évalués entre 450 et 900 milliards d'euros.



Ce rapport fait une analyse historique "sans concession", selon les mots d'un socialiste qui a participé à sa rédaction, de la dette, qui n'a cessé de progresser au cours de ces vingt dernières années, sauf sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2001).


Il ne s'agit pas forcément d'appliquer à la France une cure d'austérité, mais d'emprunter une voie nouvelle de bonne gestion, insiste le rapport. Ce dernier ne reprend pas, par exemple, l'idée d'avoir pour objectif de réduire le nombre de fonctionnaires mais de se servir des progrès techniques pour améliorer la productivité dans certaines administrations. Cela permettrait de dégager des moyens pour embaucher du personnel pour améliorer le service public dans d'autres domaines.

Le rapport fait 20 propositions. En voici quelques unes:  stabiliser les dépenses de l'Etat (baisse réelle équivalente à l'inflation) et revenir à l'équilibre d'ici à 2010.


Contrairement à la politique voulue par le président de la République et menée depuis 2002, le rapport Pébereau appelle à interrompre les baisses d'impôts pendant la phase de désendettement. (3,5 milliards d'euros en moins en 2006). "Ce qui n'interdit pas de modifier la structure des prélèvements obligatoires pendant cette période", précise toutefois le rapport. En clair ne pas alourdir la fiscalité des plus riches


 Il demande que les recettes exceptionnelles tirées par l'Etat, lors de la vente d'actifs par exemple, comme celle des autoroutes, soient systématiquement affectées à la réduction de la dette. En ce qui concerne les régimes sociaux, le rapport propose de rendre obligatoire, dès 2009, le vote par le Parlement de budgets sociaux à l'équilibre.

"La France vit au-dessus de ses moyens".Cette phrase avait profondément irrité certains  : elle risquait de laisser croire que l'on accusait les Français d'avoir un niveau de vie trop élevé alors que la situation de l'emploi reste fragile et que le nombre d'allocataires de minima sociaux augmente.


La résorption de la dette demande un effort important de l'Etat, mais il faut qu'il reste réaliste et compatible avec le modèle social français. Il s'agit de se débarrasser du fardeau de la dette pour se redonner   la capacité à agir.

 


 "Notre mode de consommation induisant des gaspillages, fait que nous sommes en train d'hypothéquer l'héritage de nos enfants en continuant de vivre à crédit, fibnancés par l'appauvrissement des pays du sud. Est-il raisonnable de continuer ainsi?" note du blogueur

La gauche qui approuve la sévérité du diagnostic , n'accepte pas les remèdes proposés par le gouvernement.

Affaire à suivre.


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Lundi 16 janvier 2006
UN NON SENS?


Le président de l'union des  restaurateurs était à Avignon pour réclamer la TVA à 5,5% en disant que cette mesure créerait 40 000  emplois dans cette branche. Il faut rapporter le coût de cette mesure 3 milliards d'euros au nombre d'emplois crées soit 70 000€ par emploi.
Création d'emplois très optimiste. Est ce qu'on peut s'attendre à une baisse du prix des repas rien n'est moins sur car il faudra des investissements pour satisfaire une demande plus importatnte si les prix baissent, il faudra satisfaire une augmentation des salaires dans cette profession où l'on sait que les salaires sont très bas pour des horaires très élevés.

Si les restaurateurs s'entendent pour laisser les prix inchangés, la demande de restauration et donc l'emploi n'ont pas de raison d'augmenter à court terme, dans le secteur de la restauration Le bilan coûts-bénéfices en terme d'emplois sera franchement médiocre.

L' état de nos finances publiques rend cette mesure particulièrement inopportune. La France a toutes les peines du monde à maintenir le déficit autour  des 3 % et la dette dépasse 66 % du PIB. Comment ne pas  handicaper  notre croissance et notre compétitivité. La science économique  nous enseigne que ce sont les biens ou les facteurs de production les moins mobiles qui devraient supporter cette surcharge fiscale, à moins que ne s'y opposent des arguments de justice sociale ou de sous-emploi manifeste.

La restauration est un secteur que  l'on peut qualifier d'immobile. Le restaurateur qui entend servir le client français ne va pas aller s'installer hors des frontières.  L'équité fiscale joue aussi contre cette mesure. Ce sont les classes aisées et urbaines qui sortent au restaurant. Ajoutons que nos restaurants accueillent une importante clientèle étrangère qui contribue ainsi au remboursement de la dette publique. Se priver de cette générosité si simplement consentie en payant une addition est un mauvais calcul. Nos impôts et contributions obligatoires sont objectivement lourds. Si une partie en est acquittée de bonne grâce par la clientèle étrangère, c'est autant de gagné pour le contribuable français.

Bien sur le député de la 4ème circonscription, T.MARIANI, pas en reste pour une mesure démagogique appuie la demande des restauateurs

Heureusement que nous avons besoin de l'accord de nos partenaires européens pour adopter cette mesure.

L'Allemagne y est opposée.La nouvelle chanclière voudrait augmenter les taux de TVA  pour diminuer le déficit


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Lundi 21 août 2006
 CROISSANCE
 Le PIB a augmenté de 1,1% au deuxième trimestre grâce à la consommation des ménages

C'est une bonne surprise : du jamais vu depuis six ans. Ce qui donne au  ministre des Finances, l'occasion de parader. Un objectif de croissance du Produit intérieur brut de 2 % à 2,5 % est estimé pour l'ensemble de l'année 2006. Nettement mieux que le modeste 1,5 % enregistré en 2005.
 
A qui doit-on ce résultat  ? Aux Français, qui tirent la croissance en consommant allégrement : en juin, les achats en produits manufacturés des ménages (30 % des dépenses totales) ont fait un bond de 1,7 %.  les Français ont acheté des  télés à écrans plats et à cristaux liquides, pendant la coupe du monde. Du coup, le poste «équipement du logement» a augmenté de 3,2 % en juin, et de 22,3 % sur douze mois. En outre, pour partir en vacances, les consommateurs ont acheté davantage de voitures : +2,2 % en juin. Ils ont également renouvelé leur garde-robe estivale : +1,6 %.
Mais les Français vivent de plus en plus à crédit : le taux moyen d'endettement des ménages atteint actuellement les 66 %, favorisé par les taux relativement bas des crédits à la consommation, .
Cette embellie de juin,  est-elle durable ? Pas sûr. L'augmentation récente des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne (BCE) va entraîner un renchérissement des conditions de crédit, ce qui n'est jamais très bon signe pour les ménages. Et la flambée persistante des prix de l'énergie devrait également rogner le pouvoir d'achat des Français.
Une amélioration générale de la conjoncture en Europe  a été constatée: l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la Suède ont en effet publié ces derniers jours des statistiques encourageantes.
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Mardi 22 août 2006
A QUI PROFITE LA CROISSANCE?

Quand on se promène dans les centres de nos villes on peut constater un étalage des richesses, les restaurants de prestige sont pleins, les magasins de vêtement de luxe prospèrent, les 4*4 se multiplient et axphyxient les villes, les agences immobiliaires regorgent de propositions de ventes supérieures à 1 million d'euros. Les patrons ont augmenté leurs primes, leur retraite et leur stock options. Les cours de la bourse est tiré vers le haut.  Les ports de plaisance manquent de places (23 000 bateaux immatriculés chaque année), le prix d'un emplacement se loue environ 3 000 euros/an, le nombre de joueurs de golf a fortement augmenté cotisations annuelles de l'ordre de 2 000?, les ventes de 4*4 ont doublé en 5 ans.La hausse de l'immobilier , les cours de la bourse ont entrainé un enrichissement de détenteur de patrimoine, c'est ce qui explique la consommation du 2ème trimestre. (cf le billet précédent).Mais les inégalités continuent  à croître.

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Mercredi 23 août 2006
A QUI PROFITENT LES ALLEGEMENTS FISCAUX?


Si la consommationa été dynamique on le doit aux nombreuses mesures fiscales prises en faveur des plus aisés. En voici quelques unes :En 2002 le barême de l'impôt a diminué de 5% puis de 1% l'année suivante puis de 3% en 2004 mesures qui profitent à ceux qui paient le plus d'impôts. Les 2% de contribuables les plus favorises ont profité de 45% de la baisse d'impôt . Pertes de recettes pour l'Etat 60 milliards d'euros de 2000 à 2006. L'emploi du personnel à domicile deductible pour moitié de l'impôt perte pour l'Etat 5 milliards d'euros.Le plan d'épargne retraite populaire: les cotisations sont déductibles des revenus 1 000€ d'économie pour 2 000 € versées. Les investissements dans les TOM DOM.. L'investissement logement on peut déduire une part importante de l'investissemnt .Le principe de la limitation des impôts à 60% des des revenus annuels. Les participations minoritaires dans des entrprises sont exclues de l'ISF. Les droits en donation ont été réduits de 50% cadeau de 840 millions d'euros. Un abattement de   50 000€ sur l'ensemble des successions en ligne directe, une mesure d'exonération de 30 000€  jusqu'en fin 2005 coût 120 millions d'euro. Le delai pour faire un don a été ramené à six ans. On peut tous les six ans transmettre 200 000€ sans payer de droit. Sarkozy propose de supprimer tous les droits de succession. Toutes ces mesures ont bien sûr favorisé les plus aisés et en particulier  les détenteurs de patrimoine.
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Mardi 14 novembre 2006
L'économie française au point mort au troisième trimestre


 Les statistiques viennent de tomber, le ministre de l'économie n'a pas de quoi se vanter. La croissance française a été nulle au 3e trimestre 2006, selon une première estimation de l'Insee, susceptible toutefois d'être révisée. Ce coup d'arrêt est tout aussi inattendu que l'avait été la vigueur de la croissance observée au trimestre précédent (+ 1,2 %). Le recul de la production industrielle "a tiré (la croissance du) PIB vers le bas", souligne Mathilde Lemoine, économiste chez HSBC.
 L'acquis de croissance pour l'année 2006 "est proche de 1,9%", indique l'Insee.
L'objectif du gouvernement d'une croissance de 2,3 % en 2006 s'éloigne. Par contre bonne nouvelle du côté de l'inflation qui est de 1,1 % sur un an, à son plus faible niveau depuis novembre 1999.
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Mardi 12 décembre 2006
LA FIN DES PRIX REGLEMENTES


Certains se sont réjouis du report de la privatisation de Gaz de France après l'élection présidentielle suite à l'avis du Conseil Constitutionnel. La nouvelle est passée inaperçue, les médias ne s'en sont pas fait l'écho. Le Conseil Constitutionnel a annulé l'article 17 de la loi sur l'énergie qui prévoyait le maintien de tarifs règlementés et qui est maintenant annulé.Voilà le dernier rempart que le gouvernement avait juré de ne jamais remettre en cause, est tombé. Les millions de personnes qui déménagent ou souscrivent un nouveau contrat basculeront dans les tarifs libres. Les tarifs européens sont 35% plus cher que ceux d'EDF. Plus de contrôle de BERCY sur le prix du gaz et de l'électricité. D'ailleurs la bourse ne s'est pas trompée  les actions d'EDF ont augmenté de 5% le lendemain de la décision du Conseil Constitutionnel et de 75%, depuis son entrée en bourse. Attendez- vous à ce que les factures montent...
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Jeudi 22 mars 2007
DETTE ET FONCTIONNAIRES

 Sarko a avancé la proposition de ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite mais c'est une fausse bonne idée car çà n'apportera pas beaucoup d'argent frais à l'État.


En 4 ans, quelques 370.000 agents de l'État partiront en retraite. En  remplacer un sur deux revient donc à supprimer 185.000 emplois , soit une baisse de 8% du nombre d'agents. Cette réduction des effectifs aboutirait à une économie d'un peu plus de 6 milliards d'euros, soit un peu moins de 0,4 point de PIB. Ce gain n'est pas négligeable mais les rentrées fiscales inattendues se sont élevées à 10 milliards d'euros. C'est presque deux fois plus en un an ! De même, si le PIB progressait de 0,2 point chaque année entre 2008 et 2012, les recettes fiscales augmenteraient de 8 milliards d'euros sur l'ensemble de la période.

Environ 80% des effectifs de la fonction publique appartiennent aux ministères de l'Éducation, de l'Intérieur et de la Défense. Ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux impliquera nécessairement de tailler dans ces administrations. En clair, appliquer cette règle revient à réduire le nombre de policiers, de militaires et de professeurs.  Cette promesse ne pourra donc pas être tenue en opérant quelques réductions des effectifs ici ou là. Elle entraînera une réelle transformation des administrations et une réduction de la place des services publics en France.

 
Les 6 milliards d'euros économisés en cinq ans représentent peu de chose au regard des 36 milliards d'euros de déficit et des 1.152 milliards d'euros de dette publique. Ce sont  les dépenses de protection sociale qui augmentent plus rapidement que la croissance et qui creuse les déficits. Le financement des retraites et de l'assurance maladie pèse bien plus lourd dans la balance que la question du nombre de fonctionnaires.Cette proposition de  non remplacement  concerne généralement les seuls agents de l'État, mais  ce sont les collectivités locales qui ont le plus recruté. Si les fonctionnaires de l'État sont remplacés par des agents territoriaux, cela revient au même pour les comptes publics.
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Mercredi 16 mai 2007

EURO

Cinq ans après le remplacement des monnaies  nationales, l'euro n'arrive pas à  séduire  les Européens qui pensent qu'il présente plus d'inconvénients que d'avantages. Les pays qui devaient à terme intégrer la zone euro trouvent  qu'il est urgent d'attendre. Tony Blair quittera Downing Street sans avoir interrogé les Britanniques sur le sujet, et son successeur , Gordon Brown, est encore moins favorable

 
Pourquoi l'euro est-il si peu populaire ? Avant tout parce qu'il n'a pas amélioré la situation économique des Européens, contrairement aux promesses des politiques au moment de son élaboration, et parce qu'il a relancé l'inflation, indiquent les sondages.

Que des commerçants aient profité du passage à l'euro pour augmenter les  prix et leurs marges est évident. Commerçants et industriels ont en effet joué de la monnaie unique pour augmenter les tarifsparce que les repères n'existaient plus pour les consommateurs. La valse des étiquettes a masqué certains effets positifs de l'euro, comme la disparition de la spéculation et les crises monétaires que la France a connues avant l'apparition de l'euro.

Surtout, il ne faut pas faire porter à l'euro une responsabilité qu'il n'a pas. Certes, l'Europe semble à la traîne de l'économie mondiale. Faut-il incriminer l'euro ? On peut discuter à l'infini des avantages et des inconvénients d'une monnaie forte. 

Ne rendons pas l'euro   responsables de tous nos maux.  Mais posons nus les questions suivntes: Quelle Europe, quelle économie voulons-nous ? Pourquoi nos entreprises ont-elles tant de mal à innover ? Pourquoi sommes-nous incapables de produire des Microsoft et des Apple ? Dans l'indifférence générale, Français et Allemands viennent de constater qu'ils ne parviennent pas à collaborer au sein du projet Quaero, le moteur de recherche qui doit concurrencer Google ni dans Galileo pour concurrencer le GPS américain. Les mêmes s'étripent au sein d'EADS et d'Airbus. C'est de ce manque de volonté commune que souffre l'Europe  pas de l'euro.

 

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