CROISSANCE
Le PIB a augmenté de 1,1% au deuxième trimestre grâce à la consommation des ménages
C'est une bonne surprise : du jamais vu depuis six ans. Ce qui donne au ministre des Finances, l'occasion de parader. Un objectif de croissance du Produit intérieur brut de 2 % à 2,5 % est estimé pour l'ensemble de l'année 2006. Nettement mieux que le modeste 1,5 % enregistré en 2005.
A qui doit-on ce résultat ? Aux Français, qui tirent la croissance en consommant allégrement : en juin, les achats en produits manufacturés des ménages (30 % des dépenses totales) ont fait un bond de 1,7 %. les Français ont acheté des télés à écrans plats et à cristaux liquides, pendant la coupe du monde. Du coup, le poste «équipement du logement» a augmenté de 3,2 % en juin, et de 22,3 % sur douze mois. En outre, pour partir en vacances, les consommateurs ont acheté davantage de voitures : +2,2 % en juin. Ils ont également renouvelé leur garde-robe estivale : +1,6 %.
Mais les Français vivent de plus en plus à crédit : le taux moyen d'endettement des ménages atteint actuellement les 66 %, favorisé par les taux relativement bas des crédits à la consommation, .
Cette embellie de juin, est-elle durable ? Pas sûr. L'augmentation récente des taux d'intérêts de la Banque centrale européenne (BCE) va entraîner un renchérissement des conditions de crédit, ce qui n'est jamais très bon signe pour les ménages. Et la flambée persistante des prix de l'énergie devrait également rogner le pouvoir d'achat des Français.
Une amélioration générale de la conjoncture en Europe a été constatée: l'Allemagne, l'Italie, la Belgique, les Pays-Bas, la Grande-Bretagne et la Suède ont en effet publié ces derniers jours des statistiques encourageantes.
La croissance en hausse : ce serait l'effet coupe du monde et départ en vacances....
La croisssance en hausse, ce sera l'effet des achats conséquents à la rentrée scolaire ou pas. Mais de quoi se plaint-on dans ce pays...
Et pourtant, le nombre de pauvres augmente, les familles monoparentales auront bien besoin des allocations de rentrée scolaire, les étudiants continueront de dépendre de leurs parents pour assurer une bonne partie de leurs dépenses, les loyers ne seront pas à la baisse, le prix du pain est déjà annoncé en hausse pour septembre, le prix de l'essence est bientôt à 10.00 francs, l'eau et le gaz suivent le même chemin, sans parler du prix du gaz-oil. Et les salaires dans tout ça : que nenni pour 2007. Dés aujourd'hui, et depuis trop longtemp les ménages doivent compter sur plus de dépenses et moins de recettes. Le PIB en hausse ! Mais c'est une monstrueuse vilaine blague !