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Pour la démocratie à Orange

 

 

Le blog d'un citoyen orangeois engagé dans le combat démocratique

Jeudi 24 avril 2008
CONFÉRENCE AGORA

Geneviève Fraisse :

   «Le consentement : un concept politique ?»

 

 

Mardi  29 avril  2008 à 20h30

 Lycée de l’Arc (salle polyvalente)

 ORANGE

Geneviève Fraisse, philosophe, est directrice de recherche au CNRS. Ses travaux portent sur l’histoire de la controverse des sexes du point de vue épistémologique et politique. Ses recherches l’ont amenée à conceptualiser le «service domestique», la «démocratie exclusive», la «raison des femmes», les «deux gouvernements», le «mélange des sexes» et, plus récemment, le «consentement». Elle a également travaillé avec les historiennes, notamment pour la synthèse de l’Histoire des femmes en Occident (1991, Plon 2002). Ancienne déléguée interministérielle aux droits des femmes (1997-1998), elle a été députée européenne (1999-2004) et produit à France Culture l’émission « L’Europe des idées ».

 

 Elle a notamment publié :

 

Le privilège de Simone de Beauvoir, Actes Sud, avril 2008 ; Du consentement, Seuil, 2007 ; Le mélange des sexes, Gallimard-jeunesse, 2006 ; « A côté du genre », Masculin-féminin (coll)/, La Découverte, 2004 ; La controverse des sexes, PUF, 2001 ; Les deux gouvernements : la famille et la cité, 2000, Folio Gallimard, 2001 ; Les femmes et leur histoire, Folio Gallimard, 1998 ; La différence des sexes, PUF, 1996 ; Muse de la raison, démocratie et exclusion des femmes en France, 1989, Folio Gallimard, 1995 ; Clémence Royer, philosophe et femme de sciences, La Découverte, 1995, réédition 2002 ; Femmes toutes mains, essai sur le service domestique, Le Seuil, 1979. 

 

Sa conférence :

   On pourrait croire que l’acte de consentir relève de l’intimité la plus grande, mélange de désir et de volonté dont la vérité gît dans un moi profond. Or ce terme a pénétré l’espace public comme un argument de poids. La raison du consentement, utilisée pour défendre le port du foulard, ou exercer le métier de prostituée, s’entoure de principes politiques avérés, la liberté de choisir, offerte par notre droit, et la résistance, la capacité de dire non à un ordre injuste. Car - l’âpreté de l’établissement d’un viol nous le rappelle - dire « oui », c’est aussi pouvoir dire « non ». Un travail sur le consentement conduit à une pensée du lien, du mouvement de l’un vers l’autre. Par là commence, ainsi, la construction d’un monde
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