
Si les restaurateurs s'entendent pour laisser les prix inchangés, la demande de restauration et donc l'emploi n'ont pas de raison d'augmenter à court terme, dans le secteur de la restauration Le bilan coûts-bénéfices en terme d'emplois sera franchement médiocre.
L' état de nos finances publiques rend cette mesure particulièrement inopportune. La France a toutes les peines du monde à maintenir le déficit autour des 3 % et la dette dépasse 66 % du PIB. Comment ne pas handicaper notre croissance et notre compétitivité. La science économique nous enseigne que ce sont les biens ou les facteurs de production les moins mobiles qui devraient supporter cette surcharge fiscale, à moins que ne s'y opposent des arguments de justice sociale ou de sous-emploi manifeste.
La restauration est un secteur que l'on peut qualifier d'immobile. Le restaurateur qui entend servir le client français ne va pas aller s'installer hors des frontières. L'équité fiscale joue aussi contre cette mesure. Ce sont les classes aisées et urbaines qui sortent au restaurant. Ajoutons que nos restaurants accueillent une importante clientèle étrangère qui contribue ainsi au remboursement de la dette publique. Se priver de cette générosité si simplement consentie en payant une addition est un mauvais calcul. Nos impôts et contributions obligatoires sont objectivement lourds. Si une partie en est acquittée de bonne grâce par la clientèle étrangère, c'est autant de gagné pour le contribuable français.
Bien sur le député de la 4ème circonscription, T.MARIANI, pas en reste pour une mesure démagogique appuie la demande des restauateurs
Heureusement que nous avons besoin de l'accord de nos partenaires européens pour adopter cette mesure.
L'Allemagne y est opposée.La nouvelle chanclière voudrait augmenter les taux de TVA pour diminuer le déficit