Cela se passait juste après la crise des banlieues, le premier ministre voulait abaisser à 14 ans l'âge de l'apprentissaage. Globalement un pourcentage important de français semblait approuver cette mesure, chacun pensant que c'était pour l'enfant du voisin. Le patronat a opposé un certain scepticisme, ne voulant pas s'occuper d'enfants en difficulté, en rupture de société. On répond à la violence par un moins d'école et de culture. Le collège unique était un projet de creuset social . Faut-il se laisser aller , en cas de difficulté, à accepter ce projet d'exclusion.? Les entreprises doivent-elles régler les problèmes d'échec scolaire? . C'est la première fois , que dans notre pays il y a un recul sur la scolarité obligatoire. Associer l'apprentissage à l'échec scolaire c'est le dévaloriser. L'apprentissage est valable avec des jeunes qui ont acquis des bases solides sachant qu'aujourd'hui il faut envisager de changer de métier plusieurs fois dans une vie de travail. Les entreprises ont besoin de citoyens éclairés et de travailleurs capables de s'adapter à une économie en évolution. Nous avons besoin maintenant de comprendre des choses plus complexes.