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Pour la démocratie à Orange

 

 

Le blog d'un citoyen orangeois engagé dans le combat démocratique

Mercredi 28 décembre 2005
 L'envolée de la dette au cœur du débat politique


Le rapport de Michel Pébereau, sur la dette de l'Etat a été présenté mercredi 14 décembre. Les chiffres qu'il met en avant sont inquiétants. La dette, qui représentait un peu plus de 20 % du produit intérieur brut (PIB) français au début des années 1980, a atteint 66 % du PIB en 2005.  "La poursuite de l'endettement ne résoudrait rien et serait la source d'un réel danger", observent les auteurs du rapport.

Sur la situation actuelle, ce rapport  ne contient pas de "révélations fracassantes". Il  reprend des chiffres  déjà connus : la dette publique française s'élève à un peu moins de 1 100 milliards d'euros. Le texte mentionne aussi les engagements pour les retraites des fonctionnaires qu'il faudra payer, évalués entre 450 et 900 milliards d'euros.



Ce rapport fait une analyse historique "sans concession", selon les mots d'un socialiste qui a participé à sa rédaction, de la dette, qui n'a cessé de progresser au cours de ces vingt dernières années, sauf sous le gouvernement de Lionel Jospin (1997-2001).


Il ne s'agit pas forcément d'appliquer à la France une cure d'austérité, mais d'emprunter une voie nouvelle de bonne gestion, insiste le rapport. Ce dernier ne reprend pas, par exemple, l'idée d'avoir pour objectif de réduire le nombre de fonctionnaires mais de se servir des progrès techniques pour améliorer la productivité dans certaines administrations. Cela permettrait de dégager des moyens pour embaucher du personnel pour améliorer le service public dans d'autres domaines.

Le rapport fait 20 propositions. En voici quelques unes:  stabiliser les dépenses de l'Etat (baisse réelle équivalente à l'inflation) et revenir à l'équilibre d'ici à 2010.


Contrairement à la politique voulue par le président de la République et menée depuis 2002, le rapport Pébereau appelle à interrompre les baisses d'impôts pendant la phase de désendettement. (3,5 milliards d'euros en moins en 2006). "Ce qui n'interdit pas de modifier la structure des prélèvements obligatoires pendant cette période", précise toutefois le rapport. En clair ne pas alourdir la fiscalité des plus riches


 Il demande que les recettes exceptionnelles tirées par l'Etat, lors de la vente d'actifs par exemple, comme celle des autoroutes, soient systématiquement affectées à la réduction de la dette. En ce qui concerne les régimes sociaux, le rapport propose de rendre obligatoire, dès 2009, le vote par le Parlement de budgets sociaux à l'équilibre.

"La France vit au-dessus de ses moyens".Cette phrase avait profondément irrité certains  : elle risquait de laisser croire que l'on accusait les Français d'avoir un niveau de vie trop élevé alors que la situation de l'emploi reste fragile et que le nombre d'allocataires de minima sociaux augmente.


La résorption de la dette demande un effort important de l'Etat, mais il faut qu'il reste réaliste et compatible avec le modèle social français. Il s'agit de se débarrasser du fardeau de la dette pour se redonner   la capacité à agir.

 


 "Notre mode de consommation induisant des gaspillages, fait que nous sommes en train d'hypothéquer l'héritage de nos enfants en continuant de vivre à crédit, fibnancés par l'appauvrissement des pays du sud. Est-il raisonnable de continuer ainsi?" note du blogueur

La gauche qui approuve la sévérité du diagnostic , n'accepte pas les remèdes proposés par le gouvernement.

Affaire à suivre.


publié dans : ECONOMIE
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Commentaires

En examinant la dette des autres  pays industriels on voit que la dette des Etats-Unis , de la Grande- Bretagne atteint des taux de l'ordre de 60% du PIB donc comparable à celui de la France.L'endettement d'un pays n'a rien de comparable avec celui d'un ménage.
commentaire n° : 1 posté par : orangeois le: 28/12/2005 16:37:07
allez voir sur cette adresse comment le Canada a fait

http://www.agoravox.fr/tb-receive.php3?id_article=5449
commentaire n° : 2 posté par : çadérange le: 28/12/2005 17:37:41

Le gouvernement veut faire croire que la gauche ne sait pas gérer.Les chiffres apportent un cruel démenti à cette affirmation. Depuis 25 ans, la gauche a gouverné près de 15 ans et la droite 10 ans. La dette a augmenté de 16 points sous la gauche (soit +1,1 point par an) ; et de 28 points sous la droite (soit + 2,8 points par an). Le constat est sans appel : depuis 25 ans, la dette augmente deux fois et demi plus vite chaque année quand la droite gouverne que lorsque c’est la gauche.


Il faut ajouter que le seul gouvernement qui a réussi à faire baisser la dette est un gouvernement de gauche, celui de Lionel Jospin, et que les seuls gouvernements qui se sont mis en dehors des critères de Maastricht sur la dette sont des gouvernements de droite, ceux de JP Raffarin et D. de Villepin. La plus rapide hausse de la dette, notre pays l’a connue avec Nicolas Sarkozy comme ministre délégué au Budget, la dette passant de 41%, en mars 1993 à près de 51% en mai 1995, soit +5 points par an !

commentaire n° : 3 posté par : orangeois le: 28/12/2005 17:58:22
La France vit-elle au-dessus de ses moyens ? Si c’était le cas, il ne faudrait pas commencer par baisser l’impôt sur le revenu de ceux qui vivent le mieux. Il conviendrait au contraire de faire repartir la machine économique. Jamais, dans notre pays, le taux de confiance des chefs d’entreprise n’a été aussi bas depuis 25 ans. Et je ne parle pas des ménages qui ont le moral en berne, avec un pouvoir d’achat en baisse et une rentrée plombée par la hausse des loyers, de la santé, des tarifs publics et du pétrole...
commentaire n° : 4 posté par : citoyen le: 28/12/2005 18:09:46

 Dans le rapport PEBEREAU :on peut souligner ce passage


"En fait, lors des périodes d’amélioration de la situation économique, les suppléments de recettes inattendus sont rapidement considérés comme des « cagnottes » qui n’ont pas vocation à diminuer le déficit et à rembourser la dette, mais à être rendues aux citoyens, soit sous la forme de dépenses supplémentaires, soit par des baisses d’impôts".


 L’expression « l’apparition du terme de cagnotte dans les médias » est particulièrement savoureuse ! Ce terme n’est en effet pas apparu subrepticement dans les médias. Il a été employé pour la première fois par le Président de la République, Jacques Chirac, lors de son allocution télévisée du 14 juillet 1999 et ensuite popularisé par ses amis politiques. On trouve sur Internet au mot « cagnotte » un entretien de Lionel Jospin avec PPDA en mars 200, où le premier ministre est obligé d’expliquer comment il va rendre les considérables recettes supplémentaires aux français. Et un sondage qui montre la baisse de sa popularité en raison de cette affaire.


 


La responsabilité de l’actuel chef de l’Etat est donc grave dans cette affaire. Les rédacteurs du rapport n’ont malheureusement pas été jusqu’à citer son nom mais l’expression est transparente !

commentaire n° : 5 posté par : harpagon le: 29/12/2005 21:36:12

Si la dette d'un pays n'a rien de comparable avec l'endettement d'une famille, on peut affirmer que ses conséquences sont extrèmes pourtant sur la consommation et le pouvoir d'achat.


Le poids de la dette nationale plombe les budgets publics. Les fonds utilisés à la rembourser, ne sont pas redistribués vers la population. La politique ultra-libérale et la mondialisation accroissent les richesses personnelles des multinationales au détriment de la croissance.


Si le clivage s'accroît entre pauvres et riches dans notre pays, c'est la conséquence de la dette. L'impôt sur les hauts revenus s'infléchit, les taxes et impôts locaux augmentent au niveau régional (conséquences des défauts du financement de la décentralisation).


La politique de l'emploi actuelle porte atteinte à l'économie : l'obligation d'emploi, par exemple celle des handicapés est remise en cause par la loi de 1987 qui apporte la dérogation nécessaire à leur non-embauche (contribution à l'AGEPHIP, contrats de sous-traitance avec les CAT). Le contrat nouvelle embauche entraine des déréglementations du droit du travail et la marchandisation des salariés. Les délocalisations et leur lot de licenciements. Le chantage des chefs d'entreprises qui remettent en question les 35 heures, etc...


La remise en cause des systèmes de protection sociale, les déréglementations, les exclusions, les inégalités, la fracture entre les pays du Nord et ceux du Sud font que la pauvreté augmente. Et, avec le refus du traité constitutionnel voici les symptômes du refus du rééquilibrage entre les dimensions économiques et sociales qui entraînent la lente mais inexorable augmentation de la pauvreté.


Si les coûts du travail, des politiques sociales, de l'action sociale sont sous les projecteurs, c'est bien parce que pour rembourser la dette l'Etat a besoin d'alibis ou de têtes de turcs (sans jeu de mots).


 

commentaire n° : 6 posté par : Victor le: 31/12/2005 19:39:07
 La vérité, c’est que la hausse de l’endettement vient avant tout des dizaines de milliards d’euros de cadeaux fiscaux divers et variés accordés depuis trois ans aux catégories les plus favorisées de notre pays et aux entreprises. La vérité, pour ne prendre que le dernier budget, c’est que les 3,5 milliards d’euros de baisse d’impôts que vient d’accorder le gouvernement aux 20% les plus aisés de notre pays auraient pu permettre, avec le même argent donc sans endetter davantage notre pays, de généraliser les 35 heures, de rétablir les 350 000 emplois-jeunes, de créer 200 000 logements supplémentaires par an, ou de former chaque année 1 million de personnes supplémentaires, pour ne prendre que ces exemples.
commentaire n° : 7 posté par : orangeois le: 02/01/2006 20:28:51
Savez-vous que la plus rapide hausse de la dette, notre pays l’a connue avec Nicolas Sarkozy comme ministre délégué au Budget, la dette passant de 41%, en mars 1993 à près de 51% en mai 1995, soit +5 points par an !
commentaire n° : 8 posté par : orangeois le: 04/01/2006 13:55:51

Alors que la dette est grande les riches paieront moins d'impôts.Le Conseil constitutionnel a confirmé l'article de loi plafonnant les impôts directs à 60%, contre l'avis des parlementaires de gauche. Le Conseil constitutionnel, qui avait été saisi par des parlementaires socialistes et Verts sur la réforme de l'impôt sur le revenu dans le budget 2006, a donné son feu vert jeudi 29 décembre à l'article plafonnant les impôts directs à 60% des revenus.
Le Conseil "a admis la conformité à la Constitution de l'article 74" (instaurant un "bouclier fiscal"), qui "plafonne la part des revenus d'un foyer fiscal affectée au paiement d'impôts directs", a-t-il indiqué dans un communiqué.
Cette réforme fiscale s'applique à partir de 2007.
Le Conseil a en revanche émis une réserve sur la réforme de la taxe professionnelle, qui exonère les entreprises de la part de cette taxe excédant 3,5% de sa valeur ajoutée.











commentaire n° : 9 posté par : invite le: 04/01/2006 14:29:52
La baisse de la TVA des restaurateurs est une erreur
les restaurateurs remettent le couvert à propos de la baisse à 5,5 % de la TVA sur la restauration. Développer l'emploi constitue, nous dit-on, la raison première de l'instauration d'une telle mesure. On promet 40 000 emplois , qui sont à rapporter au coût brut de cette mesure pour les finances publiques : environ 3 milliards d'euros. Ainsi chaque emploi créé coûterait la bagatelle de 70 000 euros .
Alors que la dette ne cesse de s'alourdir
commentaire n° : 10 posté par : harpagon le: 04/01/2006 14:39:21
La Suède et le Canada ont réduit leur déficit. Le canada a réduit très fortement ses dépenses militaires , les 2 pays ont diminué le nombre d'agents publics. La Suède a réduit les dépenses sociales mais est la championne des prélèvements obligatoires 51% du PIB avec une surtaxe sur les hauts revenus
commentaire n° : 11 posté par : çadérange le: 14/01/2006 21:31:26

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