
EURO
Cinq ans après le remplacement des monnaies nationales, l'euro n'arrive pas à séduire les Européens qui pensent qu'il présente plus d'inconvénients que d'avantages. Les pays qui devaient à terme intégrer la zone euro trouvent qu'il est urgent d'attendre. Tony Blair quittera Downing Street sans avoir interrogé les Britanniques sur le sujet, et son successeur , Gordon Brown, est encore moins favorable
Que des commerçants aient profité du passage à l'euro pour augmenter les prix et leurs marges est évident. Commerçants et industriels ont en effet joué de la monnaie unique pour augmenter les tarifsparce que les repères n'existaient plus pour les consommateurs. La valse des étiquettes a masqué certains effets positifs de l'euro, comme la disparition de la spéculation et les crises monétaires que la France a connues avant l'apparition de l'euro.
Surtout, il ne faut pas faire porter à l'euro une responsabilité qu'il n'a pas. Certes, l'Europe semble à la traîne de l'économie mondiale. Faut-il incriminer l'euro ? On peut discuter à l'infini des avantages et des inconvénients d'une monnaie forte.
Ne rendons pas l'euro responsables de tous nos maux. Mais posons nus les questions suivntes: Quelle Europe, quelle économie voulons-nous ? Pourquoi nos entreprises ont-elles tant de mal à innover ? Pourquoi sommes-nous incapables de produire des Microsoft et des Apple ? Dans l'indifférence générale, Français et Allemands viennent de constater qu'ils ne parviennent pas à collaborer au sein du projet Quaero, le moteur de recherche qui doit concurrencer Google ni dans Galileo pour concurrencer le GPS américain. Les mêmes s'étripent au sein d'EADS et d'Airbus. C'est de ce manque de volonté commune que souffre l'Europe pas de l'euro.