EFFETS D'ANNONCES
Depuis le début de la crise financière, les annonces du Président se succèdent et aujourd'hui nous
avons déjà oublié celle de la veille, c'est une spirale continue. Certes, il fallait donner des gages aux marchés: 360 milliards pour soutenir les banques –, et même s’il ne s’agit
pour l’essentiel que de cautions.Il fallait certainement dans la foulée annoncer aux
entreprises comme aux particuliers que le gouvernement avait pris des mesures pour s’assurer de la participation des banques au soutien de l’économie. Mais c'est que personne ne croit à ces
effets d'annonces et le gouvernement va rapidement être tjugé . Au mieux, on parlera de naïveté ou d’erreur. Au pire, on en reviendra à cette idée pas si lointaine de cadeau fait aux plus
riches.
Alors, dans ces circonstances déjà difficiles, il a annocé un plan anticrise en faveur de
l’emploi.100 000emplois aidés vont être subventionnés alors qu'il y a un an ces emplois aidés avaient disparus. Les Français ne manqueront pas de voir que les moyens déployés sont
sans commune mesure. Sur le terrain, face aux milliards mis à disposition pour la finance, les plus ou moins 250 millions d’euros pour l’emploi sont une goutte d'eau. Au point que certains
réclament, déjà, une nouvelle annonce pour chasser la précédente…
FIN DU MYTHE LIBÉRAL?
La crise de 1929 avait mis fin à un capitalisme sauvage, le krach de 2008 sonnera -t-il la fin de
l'ultra- libéralisme?. Pendant une dizaine d'année nous avons entendu les libéraux affirmer que les marchés savaient se réguler pour assurer leur fonctionnement harmonieux . Dans les années 1930,
l'immobilier et la bourse avaient provoqué la dépression de l'industrie. Les théories de Keynes en faveur de l'intervention publique et la détresse des populations avait permis de jeter les
premières bases de l'Etat-providence.
A la fin des années 1970, avec les gouvernements REAGAN et Thatcher le crédo libéral a ressurgi:
privatisation, lutte contre la puissance des syndicats, déréglementation... lAu nom des vertus de la libre concurrence, la Commission de Bruxelles n'a pas été la dernière à mener le bal. Ce
cycle idéologique va-t-il se referme.r? Dans la panique de la crise financière , les Etats font machine arrière : un plan de sauvetage public des banques de 700 milliards de dollars aux
Etats-Unis, des nationalisations dans toute l'Europe, des privatisations suspendues (La Poste en France...).Les leaders libéraux deviennent favorables à l'entrée de l'Etat dans le capital
des banques . Les traders sont stigmatisés et la cupidité des patrons des banques dénoncée. On ne parle plus que de régulation, même notre gouvernement a changé de discours. Le rôle
de l'État est réaffirmé mais la sagesse voudrait qu'il ne doit pas accumuler déficits et dettes publiques, comme le gouvernement semble touloir le faire en rejetant
sur le krach la responsabilité de ses erreurs précédentes.
RÉCESSION
« Croissance négative », « mauvaise passe »... Toutes les expressions sont bonnes pour ne
pas parler clairement de « récession ».Les membres du gouvernement et les élus UMP ne
veulent pas employer le mot récession et parlent de ralentissement de l'économie mais les français ne sont pas dupes , on peut regarder les chiffres et essayer de redéfinir la récession la
réalité est là. Les dernières statistiques montrent que l'économie française ne va pas bien, endettement record, déficit commercial, et maintenant la tourmente financière. Les françaisont raison
d'être inquiets .
Le gouvernement avait instauré le bouclier fiscal pour soit disant créer un choc de confiance avec des baisses d'impôts , la remise en cause des 35 heures cause de tous les malheurs de la
france dixit les gouvernants. Tout cela devait redonner du tonus à l'économie. Pas de choc de confiance, pas de regain économique, la stratégie préconisée depuis plus d'un an n'était pas la bonne
.