LE COUAC DU CPE
Un million de manifestants. La mobilisation a dépassé les espérances des syndicats qui en espéraient la moitié. Mais VILLEPIN reste droit dans ses bottes, dimanche soir à la télévision il n'a envisagé que quelques aménagements, des mesures d'accompagnement, sans revenir sur ce qui provoque le blocage la période d'essai de 2 ans et l'absence de motif en cas de licenciement..Celui qui se décrit comme «un homme d'action et de convictions et aussi un homme d'écoute et de dialogue» n'a lâché que des broutilles.
Dans cette affaire nous percevons bien la concurrence VILLEPIN -SARKOZY, le premier ministre a cru pouvoir remporter son duel avec le ministre de l'intérieur en lui dérobant l'idée de "rupture". Le gouvernement est maintenant enlisé, la mobilisation est toujours aussi forte , les syndicats ont lancé des journées de manifestatation pour les semainess à venir. Retirer le projet c'est une défaite politique pour l'un et pour l'autre, l'idée de rupture ne passe pas dans l'opinion. La chute dans les sondages, la perte de crédit du gouvernement entrainera aussi SARKOZY car il ne peut pas prétendre représenter le changement à droite en restant dans un gouvernement désavoué.
Rappelez-vous BALLADUR fut plombé par le CPI, par les jeunes déjà.
publié dans :
POLITIQUE
2
Quand Villepin va t-il les entendre?
La démonstration de force anti-CPE attendue jeudi 16 mars a bel et bien eu lieu. Près de 500 000 manifestants – étudiants et lycéens pour l'essentiel –ont défilé dans les villes de France pour demander le retrait du contrat première embauche. Rien qu’à Paris la manifestation aurait mobilisé 100 000 manifestants.
La fin de la manif a été perturbée, avec des altercations opposant un groupe de 200 à 300 personnes – qui ne participaient pas à la manifestation – aux forces de l'ordre au carrefour Sèvres-Babylone, à Paris.
« A n’écouter rien, à n’entendre rien, à ne voir rien, à ne dire rien, tout peut se produire. C’est bien là le risque qui est couru », avait averti le Premier secrétaire du PS dans l’après-midi. François Hollande avait mis en garde le gouvernement contre toute « tentation du pourrissement ». « Il ne pourra y avoir de dialogue, de discussion que si le CPE est retiré », a-t-il réaffirmé.
Pour Force ouvrière, en s'obstinant à maintenir le CPE « pour des raisons d'orgueil, le Premier ministre rend impossible le dialogue social ».
publié dans :
POLITIQUE
14
Villepin ne plie pas, la rue non plus...
Plus d’un million de personnes ont défilé samedi 18 mars pour exiger le retrait du CPE. La rue était donc bien décidée à faire pression sur le gouvernement pour obtenir le retrait d’un contrat élaboré au mépris de la jeunesse, et mis en place au mépris de la démocratie. Mais le Premier ministre n’entend pas céder. Dans un entretien à un mensuel lycéen, il a même pris le rôle de l’incompris. Comme si les jeunes, et les autres, n’étaient pas capables de comprendre les tenants et les aboutissants d’un contrat qui les installe dans la précarité pour deux ans, sinon plus !
Face a cette situation, la coordination nationale des étudiants, réunie dimanche 19 mars à Dijon, a voté la reconduite du mouvement jusqu’à l’obtention du retrait. C’est donc une nouvelle semaine de mobilisation qui s’enclenche avec des manifestations prévues mardi 21 et jeudi 23 mars. Mais la mobilisation ne se fera pas qu’autour des lycéens et étudiants, l’intersyndicale rassemblant l’ensemble des syndicats étudiants et salariés a décrété une journée de mobilisation et de grève pour le 28 mars. Bruno Julliard, président de l’UNEF se réjouit de cette annonce qui « est un très bon signe pour l’avenir du mouvement. ».
publié dans :
POLITIQUE
12
TOUS EN LIGNE CONTRE LE CPE
On a vu l'influence de l'internet lors du référendum sur la constitution européenne. Les pétitions sur internet prennent de l'ampleur en voici une initiée par RESO: Réformites et solidaires
Opération : TOUS EN LIGNE CONTRE LE CPE
Les internautes se mobilisent pour le retrait du CPE/CNE
Après six semaines de mobilisation massive de la jeunesse et des syndicats de salariés, Dominique de VILLEPIN refuse toujours de retirer la loi instituant le Contrat Première Embauche (CPE). Puisque la droite reste encore sourde à l’opposition de la jeunesse à cette réforme, faisons du bruit dans les boîtes mails de VILLEPIN et SARKOZY.
RéSo vous propose d’envoyer des mails de protestation en cliquant ici
publié dans :
POLITIQUE
8
LOI
"L'article 10 vous confère la possibilité de demander au Parlement une nouvelle délibération de tout ou partie d’une loi déjà votée mais non encore promulguée.
Si le Conseil constitutionnel, saisi des dispositions litigieuses, ne décide pas lui-même l’annulation du CPE, le Président de la République peut demander, en application de cet article, une nouvelle délibération parlementaire."
publié dans :
POLITIQUE
9
DERIVE
« Devant le spectacle d’une République aux institutions dévoyées, perverties, instrumentalisées par votre idéologie aveugle, votre ambition sans limites, les principes fondamentaux de la démocratie commandent impérieusement que vous retiriez sans délai cette invraissemblable circulaire. »
Arnaud Montebourg, lors des Questions d’actualité au gouvernement du mardi 28 mars, fait allusion à une circulaire consacrée au contrat nouvelle embauche, envoyée par le Garde des Sceaux, ministre de la Justice, à tous les Procureurs de France.
« Cette circulaire demande aux Procureurs –et c’est là un fait sans précédent dans l’histoire de la Justice- d’aller dans les Conseils de Prud’hommes, d’intervenir dans les litiges entre employeurs et salariés et de soutenir les CNE, tous menacés d’annulation par la justice prud’homale. »
En effet, les CNE, comme les CPE, violent les engagements internationaux de la France en permettant le licenciement discrétionnaire et une période d’essai arbitraire de deux ans. Ce qui conduit, de la part des Prud’hommes, à multiplier les annulations de contrats.
« Vous venez de décréter dans cette circulaire une mobilisation politique sans précédent des Procureurs en les chargeant de mettre sous contrôle la justice prud’homale, qui, pourtant composée d’employeurs et de salariés, juge en toute indépendance. Plus grave, vous mettez les Procureurs de France au service des intérêts d’une partie, les employeurs, au détriment d’une autre, les salariés, alors qu’ils devraient être au service de l’état de droit impartial et républicain. Vos Procureurs, Monsieur le Premier ministre, sont-ils encore des Procureurs de la République de la République ou sont-ils devenus les Procureurs de l’illégalité, les Procureurs du mépris du droit ? » a encore fustigé le député socialiste.
publié dans :
POLITIQUE
1
ET MAINTENANT QUE VA-T-IL SE PASSER?
Après plus de deux mois de crise sur le CPE, le Président a parlé vendredi au soir , pour nous dire que la loi serait promulguée mais il demande qu'elle ne soit pas appliquée avant les modifications qu'il a préconisées ne laissant encore aucune place à la concertation, c'est encore un faux dialogue, c'est un rendez-vous manqué avec la jeunesse. Nous sommes en pleine confusion et la France est en panne: crispations, rancoeurscrise profonde de la société. Cette crise après bien d'autres est bien plus importante que la révolte des banlieues. Je m'étonne que les hommes qui nous gouvernent, le Président et son Premier ministre n'aient pas compris que nous sommes passés du terrain du droit du travail au terrain symbolique: inscrire la précarité dans le droit. Des dossiers comme ceux des intermittents qui menacent de ne pas participer aux différents festivals, le dossier des plus de 50ans, le dossier de l'assurance chômage sont gelés et comment restaurer la confiance alors que le CPE va laisser des traces , la méfiance, la crise de l'autorité, la perte de crédit des gouvernants. Les syndicats sont amers.
L'image de la France, après le non au référendum,l'automne des banlieues et la crise sur le CPE, est profondément dégradée auprès de nos partenaires européens.
Nous avons besoin de plus de croissance pour développer l'emploi et ce n'est pas un contrat de travail qui pourra assurer stabilité et sécurité si la croissance n'est pas là.
L'ultra libéralisme et son corollaire la mondialisation qui laisse plus de champ aux profits, à la destruction des garanties sociales et à une perte du pouvoir d'achat ne peut être combattue que si nous avons une Europe qui puisse s'opposer par son poids. Mais pour cela il faut qu'elle ait une constitution et une gauche qui décide d'entreprendre cette bataille.