PREMIER MINISTRE
La France peut supporter la vérité, mais, seulement après les élections... le Premier ministre a reconnu ce que les
économistes et l’opposition clamaient depuis plusieurs semaines : la crise financière internationale n’épargne pas la France. La croissance, déjà faible en 2007 (1,9 %), devrait se
situer entre 1,7 et 2 % cette année. Une fourchette optimiste, mais qui efface toutes les précédentes déclarations des membres de l'UMP qui prédisaient (entre 2 et 2,5 %) fourchette sur
laquelle est bâti le budget 2008 V,ous avez dit rigueur ? Le gouvernement ne veut pas prononcer , mais annoce les mesures qu’il compte prendre pour limiter la casse. La présidence
française de l’Union européenne complique un peu plus l’équation : Paris n’a pas le droit, a fortiori durant cette période, de laisser déraper ses déficits.
Si Matignon ni un changement de politique économique, on perçoit un changement de cap Alors que certains jugent que la crise est conjoncturelle,
qu’il suffit de serrer quelques boulons budgétaires et laisser passer l’orage, d’autres, chez les spécialistes des finances publiques, pressent le gouvernement de profiter de la situation pour
amplifier et accélérer les réformes, rendues urgentes par la situation internationale. Pour supporter la secousse, des membres de la majorité suggèrent même de prendre des mesures pour protéger
les plus faibles. Les classes moyennes n’ont plus qu’à attacher leur ceinture...
Face à ces choix difficiles, François Fillon se trouve en première ligne, il est parfois bon d’avoir un Premier ministre.
DÉLOCALISATION
285 euros
Le salaire brut moyen d'un employé de l'usine Dacia (groupe Renault) de
Pitesti , en Roumanie est de 285 € , où une grève générale a été déclenchée lundi matin pour réclamer une augmentation des salaires et des primes. Soit une revalorisation de 550 lei (env. 148 €). Il est évident que Renault peut
vendre cette voiture meilleur marché. A ces revendications qui semblent légitimes, la direction du constructeur automobile a répondu qu'il était impossible de les prendre en compte qu 'il serait
obligé de délocaliser. Vive le progrès.
APRÈS LES ÉLECTIONS
Quel bilan après les dernières élections municipales et cantonales?
Le PS détenait déjà 20 des 22 régions de France métropolitaine et une très courte majorité des conseils généraux (51 sur 101). Il parachève son implantation en enlevant au moins 8 départements
supplémentaires. Dans les villes, sa progression est tout aussi spectaculaire. Il contrôle à lui seul 250 des 6 10 villes de plus de 15 000 habitants. Dans ces communes, la gauche dans son
ensemble, avec 350 maires, est désormais largement majoritaire. La domination socialiste est nette quelle que soit la taille de la commune. Depuis dimanche, le PS détient 25 villes de plus de 100
000 habitants. Il fait également un carton dans les villes de plus de 30 000 habitants puisqu'il ravit 38 mairies à la droite, qui n'en détient donc plus que 124 contre 183 au PS. Ces bons
résultats d"ensemble ne se sont pas produits à Orange et Bollène, Le PS à Orange ne tire aucun profit de la montée du PS dans notre pays et la liste de gauche fait un score légèrement inférieur
au total des voix de gauche de 2001.