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Pour la démocratie à Orange

 

 

Le blog d'un citoyen orangeois engagé dans le combat démocratique

Mercredi 4 juillet 2007
LES INÉGALITÉS S'ACCENTUENT

On s'en doutait mais cela est confirmé par une étude de l'École d'économoie de Paris que les riches se portaient plutôt bien. Même en France, pays que la droite aime caricaturer comme le dernier îlot d’Europe continen­tale qui incite nos belles fortunes à s’exiler.  Les  Français les plus riches n’ont pas grand-chose à envier à leurs homologues anglo-saxons. Plus ils sont riches et plus ils s’enrichissent. Et dans des proportions inédites dans l’histoire sociale française.
 
Bref, un travail universitaire qui ne tombe pas très bien pour le gouvernement de François Fillon, juste au moment où il va devoir expliquer aux députés l’impérieuse nécessité de voter des cadeaux fiscaux pour une population qui s’est déjà considérablement enrichie.
 
 
 
Les très, très riches Français (disons les 1 % les plus riches, soit un bataillon de 350 000 foyers) ont vu leurs revenus augmenter de 19 % entre 1998 et 2005. Et ce chiffre explose littéralement quand on monte encore plus haut dans la hiérarchie sociale : + 32 % pour les 0,1 % les plus riches (35 000 foyers), et carrément + 42,6 % pour le petit club des 0,01 % les plus fortunés (3 500 foyers). Il semble que les riches Français vivent sur une autre planète économique. Car, pendant la même période, le revenu moyen par foyer a connu lui une hausse modeste de 5,9 %, soit une croissance moyenne annuelle de 0,82 %.
 
 
 
Salaires, revenus du capital. tout augmente pour les riches
 
 La part de son patrimoine placé en valeurs mobilières (actions et autres produits financiers) est importanteet p our les 3 500 des plus riches, la part du revenu du patrimoine peut ainsi représenter jusqu’à 40 % de leur revenu total.   Les très riches ont vu leurs salaires exploser sur la période : entre + 13,6 % et + 51 % ,  bonus de fin d’année, stock-options, actions gratuites ,  primes faramineuses de fin d’annéeexpliquent ces augmentations
 
« Notre modèle est en train de glisser vers le modèle anglo-saxon.»  Les mesures fiscales que veut faire voter début juillet le gouvernement ne devraient pas contrarier cette course en avant des plus riches contribuables français.
 

http://www.jourdan.ens.fr/~clandais/
 


LIBERATION
 
 
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Jeudi 5 juillet 2007
PAS D'AUGMENTATION POUR LES PAUVRES



Le gouvernement ne veut pas augmenter le Smic ni  le RMI, mais il a autorisé une hausse des consultations médicales, Le gouvernement est dur pour les pauvres et tout doux pour les riches( voir article d'hier)

Le RMI ne bouge pas d'un centime. Il reste stable à 440,86 euros net pour une personne seule sans enfant; 661,29 euros pour une personne seule avec un enfant ou un couple sans enfant; 793,55 euros pour une personne seule avec deux enfants ou un couple avec un enfant.

Le Smic, comme annoncé par le gouvernement, ne bénéficie donc pas de coup de pouce supplémentaire à l'augmentation légale: il grimpe donc de 2,1% soit 0,17 euros par heure.

Le complément de ressources des bénéficiaires de l'Allocation aux adultes handicapés (AAH) ne sera pas valorisé. Le montant maximum de l'AAH reste fixé, jusqu'au 31 décembre, à 621,27 euros par mois pour une personne handicapée.  

Les allocations chômage sont revalorisées de 1,95%.

La consultation des médecins généralistes grimpe d'1 euro, à 22 euros. Et de 31 à 32 euros pour la visite à domicile.

Côté transports,  les billets de la SNCF augmentent à 10 centimes à 2,9 euros, mais les prix du TGV ne bougent pas.

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Mardi 14 août 2007
15,3 milliards TRISTE RECORD


C'est en euros le déficit record du commerce extérieur de la France de janvier à juin 2007. 73 milliards d'euros d'excédents à Berlin.

 Le commerce extérieur français affiche un déficit de 15,3 milliards d'euros au premier semestre. L'hexagone est encore une fois le mauvais élève de la zone euro. Premier exportateur mondial, l'Allemagne enregistre un excédent commercial de 97 milliards d'euros sur la même période.Et on ne peut accuser nos coûts de production industriels, puisqu'ils diffèrent très peu des coûts allemands. La structure géographique de nos exportations n'explique pas davantage les problèmes français. Si nous avions la même que l'Allemagne, notre situation ne serait pas meilleure. Il n'est pas normal par ailleurs que nous n'ayons pas profité de la nouvelle richesse des producteurs de matières premières et des pays émergents. Les Allemands, eux, sont passés de 100 à 300 milliards de dollars par an d'excédents commerciaux hors énergie. Les Français ont stagné à une trentaine de milliards.

Quel est notre problème? A en croire certtain  cette nouvelle dégradation tient surtout aux faiblesses structurelles de l''économie française. En clair, le pays manque d'entreprises exportatrices. «Le déficit actuel s'explique en grande partie par la faible densité du tissu industriel français en entreprises moyennes» .

 En pratique, le gouvernement  propose d'étendre le crédit impôt-recherche et de simplifier les procédures administratives. Ces mesures seront-elles suffisantes?

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Jeudi 16 août 2007
CONFIANCE

Les cent jours sont passés, le gouvernement nous avait promis une amélioration de  l'économie grâce à la confiance retrouvée après l'élection présidentielle, propre à relancer la consommation. Nous allons surtout récolter un accroissemnt des inégalités. Les différents indices économiques ne cessent de se dégrader, déficit record de la balance commerciale au moins de juin , ralentissement de la croissance au deuxième trimestre, augmentation des prix à la consommation en attendant les nouvelles augmentations  sur les produits laitiers et les céréales, augmentation de l'éléctricité, augmentation des franchises médicales. Les cadeux fiscaux vont donc augmenter un peu plus la dette publique , la moitié au moins de ces cadeaux fiscaux profiteront au dixième des français les plus riches et au centième pour le bouclier fiscal.Le fameux paquet fiscal qui fait payer aux moins riches les avantages consentis aux plus riches annoncé de longue date devait avoir un effet bénéfique sur l’économie nationale. Inutile de prétendre comme le fait  Eric Woerth que les effets se feront sentir bientôt t. Alors que de nombreux spécialistes ne cessent de répéter que les exonérations généreusement accordées via le bouclier fiscal, l’exonération des heures supplémentaires  allait accroître un déficIt déjà abyssal du budget de la France, le secrétaire d’Etat nie l’évidence. "Caresser les riches dans le sens du piol, les pauvres finiront par en profiter tel est le sens du mot confiance dans le langage libéral."
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Mardi 4 septembre 2007
GDF-SUEZ


La privatisation fusion de Gaz de France est relancée malgré la promesse de Sarkozy lorsqu'il était ministre des finaces.  Au départ, un dividende exceptionnel devait être versé aux actionnaires de SUEZ ,  dans le projet actuel  cela ne se fera pas mais SUEZ doit mettre en bourse son pôle environnemnt qui était le plus rentable ce qui revient à le vendre. Dors et déjà il est acquis que la mariée sera moins belle Suez étant moins riche que prévu  et le groupe GDF-SUEZ ne sera pas beaucoup plus important que GDF tout seul.
Qu'en sera-t-il demain pour les prix aux particuliers?
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Jeudi 20 septembre 2007
BCE et EURO

Les attaques de Sarko contre la BCE et l'euro fort ont provoqué un certain nombre de réactions plutôt négatives et  ont consterné les ministres des finances et les banquiers des banques centrales .Ce banquier central d’un pays de la zone euro ne cache pas sa colère : « que veut Nicolas Sarkozy ? Faire exploser l’euro ? A-t-il un agenda caché ? » . , Sarko a donné l’impression de verser de l’huile sur le feu au pire moment. Face au comportement jugé « irresponsable », selon le mot d’un participant, du Président français, les grands argentiers et les banquiers centraux ont serré les rangs.

Certes, la BCE, pour rassurer les marchés, n’a pas augmenté ses taux d’intérêt le 6 septembre dernier, contrairement à ce qui était prévu, « mais j’ai trouvé curieux d’injecter des liquidités sans baisser les taux ». Pour le chef de l’État, « on a fait des facilités pour les spéculateurs, on complique la tâche pour les entrepreneurs ». Ravi de ses « coups de boutoir », I l a aussi accusé Peer Steinbrück, le grand argentier allemand avec lequel il a eu une vive prise de bec le 9 juillet dernier (Libération du 13 juillet) d’avoir une « vision comptable des choses ». « Que la croissance soit à 1,9 % ou 2,3 %, au fond cela ne change pas grand-chose, car, ce que je veux, c’est 3 % »

Le président de l'eurogroupe s’est gentiment moqué de son homologue : « je ne commente pas les propos en l’air. Ils ont bien été tenus dans un avion, non ? »  Le président de la Bundesbank, lui, a réagi avec un mépris à peine déguisé, les Allemands n’ayant pas l’habitude de plaisanter avec la monnaie : « le degré de nouveauté des propos du Président est nul, leur influence sur les décisions de la BCE l’est aussi » Le ministre des finances autrichien considère aussi que « la BCE agit de façon appropriée, correcte ».
Même, la ministre française de l'économie , a déclaré à un journaliste de Reuters que « la BCE est une institution indépendante, il n'y a pas de débat à ce propos, et nous sommes tous très contents de ce que la BCE a fait cet été face (...) aux turbulences sur les marchés financiers ». Mais il est vrai que la déclaration a été faite vendredi, avant que les déclarations de Sarkozy ne soient connues...

Ce qui a frappé tout le monde , c’est l’incroyable amateurisme de Sarkozy qui ne semble pas savoir de quoi il parle. Ainsi, les centaines de milliards d’euros de prêts à très court terme accordés aux banques par la BCE ont déjà été récupérés et n’avaient pour objet que d’éviter l’implosion du système bancaire, qui aurait nui gravement à l’ensemble de l’économie, et non d’aider les « spéculateurs ». Le président de la BCE l’a souligné :  « le monde entier sait que nous avons lutté contre la spéculation et les spéculateurs »

 De même, considérer qu’une baisse de la croissance de 0,5 % n’est pas grave, car on vise 3 % l’an est un raisonnement qui en a laissé plus d’un bouche bée. Enfin, chacun se demande si le Président a conscience qu’il fait de la politique à crédit, sur le dos de ses partenaires : si le franc existait encore, ses déclarations auraient déclenché une crise monétaire grave qui aurait coûté cher à la France.
La sortie de Sarkozy ne fait que souligner davantage le total isolement de la France sur les sujets monétaire et financier.  A  quoi sert Christine Lagarde qui s’est, une nouvelle fois, retrouvée désavouée et en porte-à-faux vis-à-vis de ses collègues ?

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Samedi 6 octobre 2007

SCANDALE BOURSIER

 

L’Autorité des marchés financiers chargée du contrôle des opérations boursières, vient de déclarer que les ventes d’actions du groupe EADS au printemps dernier était un délit d’initiés mettant en cause les actionnaires dont le principal Arnaud LAGARDERE, ami du Président. Ce que tout le monde soupçonnait plus ou moins vient d'éclater au grand jour . Dans ce dossier on pourrait penser que tout sera fait pour ralentir la procédure judiciaire. Les juges avaient déjà ordonné des perquisitions au siège du groupe EADS et à celui de son actionnaire Lagardère. Mais souvenez vous aux journées du MEDEF, l'organisme des patrons, , Sarko avait dit qu’il voulait dépénaliser les manquements au  droit des affaires. Le document, transmis au Parquet de Paris, conclut à " un délit d'initiés massif commis entre novembre 2005 et mars 2006, avant que les difficultés d'Airbus ne soient rendues publics et que l'action d'EADS s'effondre ", selon Le Figaro. Le rapport est particulièrement " accablant pour les groupes Lagardère, DaimlerChrysler, actionnaires d'EADS, ainsi que pour les principaux dirigeants du groupe européen et de sa filiale Airbus ". Ceux-ci " ont vendu les actions avant de rendre tardivement publiques les difficultés d'Airbus, ce qui a provoqué un effondrement des cours ", poursuit le quotidien.
Toujours selon le Figaro, " le ministère des Finances également informé des difficultés à venir, a pourtant donné, à l'époque, son feu vert à la vente des actions détenues par Lagardère ".

 

Daimler Chrysler et Lagardère ont vendu chacun… 7,5% du capital soit 2 milliards d’euros. Ils ont choisi la " vente à terme, c'est-à-dire réalisée en 2007 pour bénéficier des nouvelles mesures fiscales favorables, mais sur la base des cours de 2006 ", explique le Figaro.. Mais ce qui est pire c’est qu’ils étaient supposés connaître les " nouvelles mesures fiscales favorables " qui allaient être prises dès le début du nouveau septennat.

 

Noël Forgeard l’ancien directeur de EADS a réalisé une plus-value de 2,5 millions d'€ et les ventes d'actions réalisées par ses enfants avaient rapporté un million de plus-value supplémentaire. De son côté, Jean-Paul Gut a réalisé une plus-value de 1,15 million d'€.
Il est vrai que LAGARDERE   avait déclaré qu’il ne savait pas  qu’il y avait des problèmes dans la société qu’il avait pour mission de surveiller.

 

Un certain nombre de questions se posent inévitablement pour n’importe quel citoyen soucieux de comprendre : L’Etat savait-il effectivement avant la vente massive des actions qu’EADS avait des problèmes de retard dans la canstruction des Airbus ?  On peut penser que oui et la caisse des dépôts qui s'occupe des intérêts  industriels de l'Etat  avait racheté ces actions au prix fort.

 
Ces « bons » citoyens sauront aussi   profiter du bouclier fiscal mesure phare de Sarko

.

 
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Jeudi 3 janvier 2008
CHANGEMENTS 2008

 

- Santé : Interdiction de fumer dans les cafés, bars, tabacs et restaurants avec jusqu'à 750 euros d'amende pour les contrevenants. 

- Assurance maladie : Les assurés (sauf enfants, femmes enceintes et bénéficiaires de la CMU) devront acquitter des franchises sur les médicaments (50 centimes par boîte), les actes paramédicaux (50 centimes) et les transports sanitaires (2 euros) dans une limite de 50 euros par an.

- Environnement : "Malus" pour l'achat des voitures les plus polluantes. Les acquéreurs d'une voiture polluante (au dessus de 160 g CO2/km, 25% des ventes) acquitteront un malus de 200 à 2.600 euros en fonction de la quantité de CO2 rejetée. Un "bonus" pour les voitures neuves émettant au maximum 130 grammes de CO2/km est déjà en vigueur.

- Energie : Les tarifs régulés du gaz pour les particuliers augmentent de 4%.

- Minima sociaux : RMI et revenu de solidarité pour les DOM et Saint-Pierre et Miquelon, ASS (allocation de solidarité spécifique), AER (allocation équivalent retraite) et ATA (allocation temporaire d'attente) revalorisés de 1,6%.
RMI : 447,91 euros par mois pour une personne seule
Revenu de solidarité : 464, 05 euros par mois
ASS : 14,74 euros par jour (+6,42 euros de majoration)
Taux journalier de l'Allocation équivalent retraite : 31,82 euros

- Poste-télécoms : Le timbre passera le 1er mars de 54 à 55 centimes d'euros.
L'abonnement à France Télécom ne bouge pas après trois années de hausse.
Le 17 janvier, le tarif des communications d'une ligne fixe France Télécom vers un mobile en métropole ou dans les DOM baissera de 5% et celui des communications d'une ligne France Télécom vers un fixe en métropole ou dans les DOM baissera de 9%.

- Assurances :
automobile : tarifs stables, après trois années de baisse, en raison d'une reprise des sinistres routiers. Les bons conducteurs bénéficieront de mesures commerciales avec des rabais allant jusqu'à 4%.
Hausses en assurance multirisques habitation de 2,4% à 5,3% suivant les mutuelles. Pour les complémentaires santé, les hausses peuvent atteindre 5%.

- Bouclier fiscal : Les impositions directes (impôt sur le revenu 2006, ISF 2007, taxe d'habitation et taxe foncière sur la résidence principale 2007, prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine 2006) payées à compter du 1er janvier 2007 et certaines impositions payées en 2006 (prélèvement libératoire, plus-value immobilières, prélèvements sociaux sur les revenus d'activité ou les produits de placement de l'année 2006) ne peuvent excéder plus de la moitié des revenus que le contribuable aura réalisés en 2006.

- Contrôle fiscal : Création d'un dispositif de contrôle permettant un "flagrant délit de fraude" fiscale, incluant la possibilité de "saisies conservatoires" et une amende de 5.000 à 20.000 euros.
Prorogation au-delà de trois mois de la durée de contrôle des PME en cas de comptabilité fausse ou non probante.
L'administration doit répondre dans les trois mois aux observations du contribuable en cas de vérification de comptabilité des PME.

- Fiscalité du logement : Allègement de la fiscalité locale et de la redevance audiovisuelle pour l'ancienne résidence principale des personnes vivant désormais en maison de retraite.
Avantages fiscaux aux maisons individuelles construites dans le cadre d'un dispositif d'accession à la propriété avec acquisition différée du terrain ("Pass Foncier").
Augmentation de l'abattement d'ISF pour la résidence principale, qui passe de 20% à 30%.

- Mécénat et patrimoine : Extension du mécénat d'entreprise et des particuliers aux organismes présentant des spectacles vivants.

- Enseignement (rentrée 2008):
Semaine de quatre jours pour les élèves de maternelle et du primaire.
Instauration d'un service minimum dans les écoles primaires.
Suppression de la carte scolaire

le nouvel observateur
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Mercredi 25 juin 2008
AUGMENTATION DU SMIG

Le gouvernement a décidé d'augmenter le Smig de 8 petits centimes et en brut, pas de coup de pouce, tradition qui ne s'était pas reproduite l'année dernire.. La hausse du salaire minimum au 1er juillet se limitera à 0,9 % (8,71 euros brut de l’heure, 1 037,53 euros net mensuels), après une première revalorisation mécanique de 2,3 % en mai dernier, en raison d’une inflation galopante.

C'est la seule action qu'a le gouvernement pour augmenter les salaires du privé, l'augmentation est basée sur l'inflation et l'augmentation du salaire moyen ouvrier. Cette aumentation touche environ 15% dela population active. Le calcul de cette augmentation pourrait bientôt être déléguée à une commission, le gouvernement se priverait ainsi du seul outil dont il dispose pour faire évoluer les salaires du privé, au moment où les économistes annoncent une perte du pouvoir d'achat des français


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Jeudi 26 juin 2008
Le prix du baril vers les 150 dollars

  A qui profite la hausse ?


Le baril de brut flambe, les consommateurs trinquent. En France, les marins pêcheurs et les routiers dénoncent les taxes de l'Etat, d'autres s'en prennent aux profits de Total, Nicolas Sarkozy accuse les spéculateurs, certains politiques reprochent aux pays producteurs de ne pas pomper assez dans leurs réserves.


1000 milliards de dollars. C'est  le trésor de guerre engrangé par les pays producteurs de pétrole en 2007t calors que , le prix du baril était  70 dollars «seulement» ! Aujourd'hui, il a frolé les 140 dollars,. En cinq ans, le prix de l'or noir a été multiplié par 6, faisant littéralement exploser les bénéfices des pays producteurssurtout du moyen -orient, grâce aux exportations de pétrole, la bagatelle de 250 milliards d'euros. L'Arabie Saoudite vient d'accepter d'ouvrir un peu plus ses vannes mais cela ne changera rien





27 milliards d'euros engrangés par Exxon Mobil l'an passé, 18 milliards pour Shell, plus de 12 milliards pour Total. 65 milliards d'euros c'est le bénéice des majors. Le socialiste Bertrand Delanoë n'est pas le seul à vouloir mettre les «goinfres» au régime. Aux Etats-Unis, le candidat démocrate Barack Obama a lui aussi répété durant sa campagne qu'il était favorable à la taxation des profits des compagnies pétrolières. . Les marges des pétroliers, de l'ordre de 7% à 8%, n'ont rien d'exceptionnel. Elles sont en tout cas inférieures à celle d'EDF (10%). Total reconduira l'aide destinée aux ménages les plus démunis pour remplir leur cuve de fioul. Un geste qui lui coûtera moins de 150 millions d'euros. Une paille comparé au 1,8 milliard d'euros que le groupe a consacré au rachat de ses propres actions l'an dernier.





Quelle est la responsabilité des spéculateurs dans la flambée du baril ?Les fonds spéculatifs qui se tournent massivement vers les matières premières influencent forcément le prix du brut. Mais les experts restent partagés sur leur poids réel. Combien de millions de barils s'échangent chaque jour dans le monde ? Impossible à mesurer.


Le grand gagnant de la hausse est indiscutablement l'Etat. Regardez la décomposition du prix d'un litre d'essence . En France, à 1,50 euro le litre, le pays producteur perçoit 45 centimes, la compagnie pétrolière 8,5 centimes, et les finances publiques, via la TVA et la TIPP, de 70 à 85 centimes ! Plus les impôts sur les sociétés  Iil y a dix ans,le baril s'était effondré à 10 dollars depuis, son prix a été multiplié par 13 et la course aux énergies de substitution demeure une priorité. C'est au moment du premier choc pétrolier que la France s'étaitt dotée de son parc nucléaire.



 

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