[mercredi 11 janvier 2006]

"Le défi pour tout socialiste, ce n'est pas seulement la révolte contre l'injustice, c'est de trouver les moyens de rendre la société plus juste."
Lors de ses vœux à la presse, le 18 janvier, Dominique Strauss-Kahn a milité pour "la renaissance de la France par la rénovation". Il en a profité pour dévoiler 15 propositions programmatiques à verser au projet socialiste.
Axe n°1 : La lutte contre le chômage
Proposition 1 : La garantie permanente d’activité
Proposition 2 : La lutte contre la société précaire
Proposition 3 : Création d’une agence de réindustrialisation
Axe n°2 : Les inégalités
Proposition 4 : Gratuité des soins jusqu’à la fin de la scolarité obligatoire.
Proposition 5 : Création d’un service public de la petite enfance et un maximum de 15 élèves par classes en ZEP
Proposition 6 : Le système du « salarié franc »
Proposition 7 : Création de « nouvelles villes »
Axe n°3 : Le développement durable
Proposition 8 : Réussir le pari du post-nucléaire
Proposition 9 : Création d’une Cour et d’une police de l’environnement
Proposition 10 : Le droit d’ingérence sanitaire
Axe n°4 : La sécurité
Proposition 11 : Pour un continuum de sécurité
Proposition 12 : Recréer le lien avec la République
Proposition 13 : Eviter la récidive par une politique de sanction qui favorise la réinsertion
Axe n°5 : La démocratie
Proposition 14 : Le mandat unique pour les parlementaires
Proposition 15 : La volonté d’exercer sa citoyenneté en France doit permettre d’accéder à la nationalité
Après concertation, les confédérations syndicales et les mouvements étudiants appellent à manifester le mardi 7 février partout en France pour réclamer le retrait du contrat première embauche . Dans une déclaration commune, l'Unef (étudiants), l'UNL (lycéens), la CFDT, la CGT, FO, la CFTC, la FSU et l'Unsa "confirment leur opposition au projet de contrat première embauche, suite du contrat nouvelle embauche". "La discrimination à l'encontre des jeunes, l'aggravation de la précarité pour tous les salariés qu'elle entraîne imposent une première action", affirment les signataires.
Le Parti socialiste, qui a réaffirmé lundi sa détermination à lutter contre le contrat première embauche (CPE), s'est dit prêt à se "mobiliser très fortement par tous les moyens" pour le retrait de ce projet gouvernemental destiné aux jeunes.Le CPE est un contrat sans garantie pour lesmoins de 26 ans et est destiné aux entreprises de plus de 20 salariés, et qui étend la période d'essai à 2 ans pendant laquelle l'employeur pourra mettre fin au contrat sans justification.
Cette politique va à l'encontre de l'esptit du code du travail et du pacte républicain. La libéralisation du travail est objectivement une déréglementation
Lire l'analyse de Laurent Mauduit parue dans Le Monde daté du 25 janvier.
