Mais il faut rappeler qu' Airbus, Ariane, Iter( qui sera implanté à Cadarache) dont nous français, nous nous glorifions sont avant tout des succès collectifs de l'Europe.

Journée portes ouvertes à Notre Europe
10h-12h : Comprendre l’UE : son fonctionnement, son histoire...
13h-14h30 : Quel rôle les think tanks jouent-ils en Europe ?, autour du livre Les think tanks - Cerveaux de la guerre des idées (parution le 21 avril)
15h30-17h : Think tanks, Europe, et journalistes, avec Martine Royo, ancienne journaliste au quotidien Les Echos et Alain Dauvergne, ancien rédacteur en chef adjoint de RTL et de Le Point. 
On fêtait, mardi 9 mai, la Journée de l’Europe, qui célèbre depuis plus de vingt ans la déclaration Schuman du 9 mai 1950, instigatrice de la construction européenne. Depuis les « non » français et néerlandais au traité constitutionnel européen, on la dit dans l'impasse. L'occasion pour les socialistes français et européens d'exprimer ce qu'ils envisagent pour l’avenir de l’Europe, ce qu’ils souhaitent et ce qu’ils redoutent.
Pour Pierre Moscovici, secrétaire national du PS à l’international, «l’Europe doit être capable de répondre aux inquiétudes qu’elle soulève chez les citoyens ». L’Europe doit, en effet, s’instituer comme un grand dessein commun en répondant aux attentes sociales et économiques des 470 millions d’habitants qui la composent. La solution se trouve, pour Martine Roure, coordinatrice PSE de la commission des libertés civiles au Parlement européen, dans un « nouveau contrat social ».
L’Europe doit donc faire l’effort de rassembler. Les nouveaux adhérents socialistes insistent particulièrement, eux, sur la nécessité de porter l’Europe vers le haut, en sauvegardant les acquis sociaux des pays les plus avancés et, en délimitant concrètement les frontières de l’Europe pour faire de cette Union une force.
Le 28 juin, les députés européens socialistes français ont présenté une directive cadre sur les services publics, préparée par l’ensemble du groupe PSE. Elle a été remise au président de la commission européenne, José Manuel Barroso et à Wolfgang Schussel, le chancelier autrichien, président en exercice de l’Union européenne, pour qu’elle figure à l’ordre du jour des prochains débats du Parlement et du Conseil européen.
Parallèlement, ils lancent une campagne d’information européenne, pour promouvoir ce projet de directive et une pétition en France. "Nous voulons faire sortir le débat de la bulle bruxelloise, lancer une campagne citoyenne pour interpeller dans chaque pays les gouvernements et les parlements, explique Harlem Désir, eurodéputé. "Le groupe socialiste européen et le PSE vont relayer cette campagne dans tous les pays de l’Union où de nombreux militants, des syndicalistes ou des simples citoyens doivent pouvoir la porter."
La proposition du groupe socialiste est le résultat d'une réflexion approfondie qu'il a conduite en collaboration avec des représentants du Comité des régions, du conseil des communes et régions d'Europe, des forces syndicales et sociales, du Conseil économique et social européen, et de nombreux spécialistes européens du sujet.
Elle vise, en l'absence de dispositions communautaires spécifiques en la matière, à se doter enfin de règles de droit européennes permettant de protéger les services publics contre une désagrégation et un empiètement des politiques de la concurrence et du marché intérieur.
Pour les socialistes, les services publics sont au cœur du modèle social européen. Ils sont des éléments fondamentaux de cohésion sociale, de solidarité et de citoyenneté dans nos pays. Chacun doit pouvoir continuer à les organiser comme il l'entend. L'Europe doit les promouvoir et non les affaiblir. Cette approche renvoie à une certaine conception de l'Europe, de ses valeurs et de son identité.
" Nous en appelons, sur la base de cette proposition perfectible, à une mobilisation des citoyens, des élus et des militants syndicaux et associatifs de toute l'Union" conclut la pétition.